Les Enfers ou Hadès grecs
Royaume des morts, il ne faut pas les confondre avec l'Enfer du christianisme.
Les Enfers (ou Hadès) sont les lieux de séjour des âmes après la mort. Ils se situent sous la surface du monde et s'étendent jusqu'aux limites du monde. On est loin du lieu de damnation éternelle du christianisme ; ici les âmes sont des ombres errantes, comme des zombies, sans aucune pensée ni moindre sentiment. Cependant, quelques privilégiés, après leur mort, bénéficient d'une vie heureuse, tandis que d'autres, moisn chanceux, endurent des souffrances éternelles.

L'Hadès est séparé du monde des vivants par plusieurs fleuves dont les plus connus sont le Styx et l'Achéron qui cernent les Enfers. Les autres sont le Léthé, le Cocyte et le Phlégéthon. A leur mort, les âmes des défunts se retrouvent sur leurs rives.
Le Styx est issu d'une nymphe fille de Thétis et Océan. Achille, enfant, y fut baigné enfant par sa mère ; ce qui le rendit invincible, hormis au talon, d'où le tenait sa mère.
L'Achéron était au départ le fils du Soleil et de la Terre ; il fut changé en fleuve lors de la titanomachie, pour leur avoir fourni de l'eau aux titans.
Le Phlégéthon est aussi un affluent de l'Achéron ; fleuve de flammes, il entoure le Tartare.
Le Léthé est un fleuve particulier. Les bonnes âmes ayant accédé aux Champs Elysée et voulant revenir dans le monde des vivants doivent venir y boire afin d'oublier tout ce qu'elles ont vécu et vu aux Enfers. Cependant, quelques vagues images leurs restent dans leur mémoire. Enfin, ces âmes se réincarnent dans un nouveau corps.
Le Cocyte est un affluent de l'Achéron. Sur une de ses rives se trouve l'Érèbe. C'est la région la plus proche de la surface. Là attendent les morts privés de sépulture avant de passer devant les juges pour connaître leur sort. On trouve aussi l'entrée des Enfers, fermée par une lourde porte en airain et gardée par Cerbère, le chien à trois têtes, qui empêche les vivants d'entrer aux Enfers et aux morts d'en ressortir.
Voir aussi : Achille, Hadès, Tartare, Titans
Image : Les enfers de François de Nome, Musée des beaux arts de Besançon