L'enchantement de monstres
Les monstres enchantés sont des créatures asservies par un mage.
Convertir un monstre nécessite un rituel, plus ou moins long en fonction du niveau de compétences du mage et du monstre. On peut convertir un monstre par un sort psychique, soumettant la créature à sa volonté, ou par un enchantement nécessitant divers ingrédients, gestes et formules magiques précises. La moindre erreur fait échouer le sortilège et il est trop tard lorsque le monstre s'apprête à attaquer le lanceur du sort.
Malheureusement, tout ce qui a été réalisé peut être défait, et le monstre peut retrouver sa véritable nature. Cette situation peut générer de terribles conséquences pour le mage et ceux qui l'accompagne, le monstre redevenant très féroce. Cependant, avoir un tel allié avec soi est forcément un atout ; il faut donc mesurer les risques quand on ensorcèle un monstre...
On peut aussi l'enchanter en l'élevant dès son plus jeune âge. On ne parle plus vraiment d'enchantement, mais le résultat est similaire ; la créature devient plus amicale, mais on est jamais à l'abri d'un revirement. C'est ce que font les elfes avec les dragons, les orcs avec les vouivres et les wyverns ; ils les éduquent dès leur naissance pour pouvoir les chevaucher par la suite.
Autre solution ne faisant pas partie des rituels : celle du charme. C'est un enchantement de courte durée. Un dresseur, à l'aide d'un instrument de musique, émet un son plaisant destiné au monstre qui devient amical temporairement. C'est comparable au principe utilisé avec les appeaux pour les animaux. Mais ici, les risques sont encore plus élevés, car le succès de l'opération est très incertain. Même si le son plaît au monstre, rien atteste qu'il ne va pas attaquer s'il est décidé de le faire.
Reste le domptage, la solution la plus dangereuse pour conquérir un monstre, car il s'agit d'obliger la créature à se soumettre. Beaucoup de monstres refusent cette servitude ; ils sont prêts à combattre à mort pour vivre libres, comme beaucoup de dragons qui sont des créatures très indépendantes. C'est la raison pour laquelle cette solution est très peu employée.
Références :
BD : Lanfeust de Troy (Tarquin)
Jeux de plateaux : Orques et Gobelins (Games Workshop)
