La dragonologie

Les dragons n’ayant cessé de passionner les hommes, la dragonologie est née pour les étudier.

Le mythe des dragons existant depuis l’aube de l’humanité et présent dans de nombreuses cultures, la dragonologie (parfois appelée dracologie), le domaine ayant pour vocation de les étudier et les comprendre existe depuis des millénaires. Si à ses origines la discipline n’a pas de nom, c’est au XVIème siècle que August Drako, un dragonologue autrichien la nomma ainsi à partir du latin draco et du grec logos et non à partir de son propre nom comme on pourrait le penser. Il fut également le premier à mener des recherches rigoureuses, ne s’appuyant plus sur les croyances populaires.

Au même titre que les dragons font partie des cultures, la dragonologie est au départ une pratique culturelle avant d’être une science véritablement. Au paléolithique, les premiers hommes en représentaient sur les parois des cavernes, car la créature fascinait déjà. Ils ne cherchaient pas à l’étudier, mais avait une forte fascination les amenant à chercher à la représenter.

Durant l’antiquité où l’on commence à avoir de véritables récits mythologiques mettant en scène ces créatures, on disait à Babylone que certaines sorcières avaient un savoir avancé sur les dragons, pouvant même communiquer avec eux. Ces rumeurs circulèrent ensuite en Grèce, mais on disait ce savoir mystérieux transmis oralement. Ainsi il n’y a donc jamais eu de traces ou de document attestant qu’elles ont existé et ce qu’elles savaient sur le sujet.

Il faut attendre le Moyen Âge pour que la dragonologie se présente plus comme une véritable discipline et que l’on voit des premiers ouvrages rédigés. Des moines commencent à mener des recherches secrètement, à la fois dans leurs bibliothèques mais aussi en effectuant des voyages. Quelques nobles érudits mènent également des recherches, dans le but de connaître les points faibles des dragons afin de les combattre.

C’est au siècle des lumières (XVIIIème), que la dragonologie commence à se rapprocher de la science. Des hommes se décident à consacrer leur temps dans ce domaine, menant diverses expéditions, parfois des dangereuses pour trouver des informations. Beaucoup partirent aux confins du monde, revenant blessés ou pire y perdant la vie comme Archibald Rutherford lors d’un voyage dans l’Himalaya. Il ne s’agit plus de transmission et d’étude de récits et de mythes, mais de véritablement entrer dans le concret. Certains chercheurs ont rédigé des textes très précis sur les dragons dans leur constitution, leur mode de vie. Durant cette période, précisément en 1743 est créée la première université de dragonologie en Écosse. L’engouement pour les dragons était tel que la première promotion comptait plus d’une centaine d’élèves, ce qui était conséquent pour l’époque. Forte de son succès, cette université perdura pendant deux cent ans, fermant en 1967 après un incident dans une des salles consacrée aux recherches sur les souffles des dragons.

La dragonologie sort de cette période totalement remise à plat, ne se basant plus sur des mythes et récits vagues. Les dragons y sont décrits plus précisément et aussi de manière plus probable. Cependant, il reste tout de même des faits et éléments reportés par les chercheurs dont la véracité n’est pas prouvée, comme pour l’œuf de dragon rapporté d’Amazonie par Harald Grodubois en 1805. Le chercheur aurait fait éclore cet œuf et aurait élevé la créature pour l’étudier rapportant beaucoup d’informations sur le sujet.

Alors que le domaine avait des airs de sciences ésotériques, au XXème siècle il devient une véritable science. Les dragonologues délaissent les bibliothèques pour rejoindre les laboratoires de cryptozoologie, n’étant pas reconnue par la zoologie, faute de preuve formelle de l’existence passée ou présente des dragons. La dragonologie n’en reste pas moins désormais évoquée dans des revues scientifiques très sérieuses, devenue une discipline reconnue. Avec les technologies et connaissances modernes, elle bénéficie désormais d’outils bien plus poussés qu’auparavant. Elle se divise en plusieurs branches : éthologie (étude comportementale), physiologie (étude anatomique), biologie, génétique, paléontologie,… . Depuis 1950, des classes universitaires ont à nouveau ouvert leurs portes, ainsi on en trouve dans les prestigieux établissements d’Harvard, Oxford et Berkeley.

 

Références :

Littérature : Le livre des serpents (C.Gesner), L’Histoire des serpents et des dragons (U.Aldrovandi)