L’hindouisme

Religion majeure, l’hindouisme, dont les origines sont très anciennes possède de grands mythes et légendes.

Bien qu’il s’agisse d’une religion et le fondement de toute une civilisation, l’hindouisme possède aussi sa mythologie à part entière avec ses divinités. Aussi on ne peut pas évoquer les légendes hindous, sans donner quelques explications sur celui-ci et les différentes périodes qu’il a connu. Cependant par son ancienneté et ses différents courants, elle n’est pas des plus simples et le nom sous laquelle on la connaît est finalement récent par rapport à son histoire.

Ce n’est qu’au XXème siècle que les anglais lui donnent le nom d’hindouisme à ce courant. Ils le créent à partir du mot hindus, utilisé par les musulmans qui envahirent l’Asie de l’Ouest pour désigner les indiens refusant de se convertir à l’Islam.

Mais pour trouver les origines de l’hindouisme, il faut remonter bien plus loin dans le temps dans la période de 1500 avant J-C à 500 avant J.C, que l’on nomme la période védique. Le védisme est l’héritage le plus ancien de l’hindouisme, reposant sur les textes en sanskri archaïques que sont les Veda, signifiant le Savoir et servant de guides pour les sacrifices et rituels.

La période de 600-500 av J-C à 400-500 après J-C est celle du brahmanisme ou hindouisme ancien. Cette période impose les dieux Shiva et Vishnou en divinités suprêmes et trois courant naissent durant celle-ci : le bouddhisme, le janaïsme et le jinisme. Par la suite au VIème siècle naîtra le Neo-hindouisme ou hindouisme récent. Il existe aussi le néo-hindouisme, qui cherche à résoudre les problèmes entraînés par la confrontation entre l’hindouïsme et le bouddhisme

On peut aussi évoquer les smârta, qui sont des sectes dérivées de hindouisme. Si certaines sont connues, aucune n’a vraiment affecté l’ensemble de hindouisme. Il ne faut d’ailleurs pas prendre le mot secte au sens occidental, car pour les hindous, il n’est pas péjoratif, désignant plus un groupe se voulant réformateur, reposant sur des sectes précédentes et étoffant les textes existants avec les leurs. Vishnou, Shiva, Durgâ, Sûrya et Ganesha sont les dieux principaux dans ces groupes, que l’on peut regrouper en différents courants. Le shivaïsme est le plus connu, s’appuyant sur les textes des Purâna et évidemment Shiva, ses membres se reconnaissant souvent aux trois lignes horizontales sur leur front (symbolisant pati, le seigneur et pashu, le bétail) et au fait qu’ils se recouvrent de cendres pour de détacher du monde et des désirs. Vient ensuite le vishnuïsme reposant sur son texte le plus connu, la Bhagavad-Gîtâ. Plus autonome et sans véritable groupe étant plus un courant et une pensée, le tantrisme repose sur l’idée que le monde et le désir doivent être utilisés pour trouver le salut.

L’hindouisme dans sa pratique est appuyé par un système de castes, trois groupes qui sont les organisateurs de la société védique. Ainsi on trouve les brahmanes (dont la couleur est le blanc) qui se chargent des sacrifices et de toute la partie connaissance et enseignement, les kshtriya (en rouge) qui protègent la société, les vaishya (en bleu ou jaune) qui s’occupent de l’agriculture, de l’élevage et du commerce. Il existe une quatrième caste, celle des shûdra (en noir) mais qui viendrait de l’extérieur de l’hindouisme. Il s’agit de celle des serviteurs et ils n’ont pas accès aux Veda, que cela soit dans leur initiation ou leur lecture.

 

Lien externe : définition (Larousse.fr), La troisième religion du monde (Herodote.net)