Yue Lao

Surnommé le Vieux de la Lune, Yue Lao est un dieu légendaire chinois.

Connu également sous le nom de Yue-hia Lao, Yue Lao fait partie des habitants de la lune des mythes chinois. Dieu du mariage, depuis la lune, il tient le registre des mariages et c’est lui qui attache les futurs mariés avec un fil rouge, qu’il sort d’un grand sac de toile.

Son pouvoir d’union des êtres est puissant, car nul ne peut s’y opposer, même entre familles rivales, entre rangs ou contrées différentes, nul ne pouvant échapper au destin. Il ne s’intéresse qu’au futurs époux et une fois les couples formés, il ne s’en préoccupe plus, au point qu‘il n’assiste pas à leur mariage.

Le temple de Xiahai Chenghuang est le lieu le plus réputé pour rendre hommage à ce dieu très populaire, afin qu’il créé de belles unions.

Yue Lao ne vit pas seul sur la lune, on y trouve aussi le dieu de la longévité, surnommé l’Homme de Glace ou le Vieux de Glace, qui est son ami. Il joue souvent aux dés avec lui. On raconte que leurs parties sont si captivantes, que ceux qui les regardent en oublient de rentrer chez eux, car ce qui leur paraît quelques minutes dure en fait des années.

On raconte qu’un soir de clair de lune, dans la ville de Song-tch’eng, un homme nommé Wei Kou s’arrêta devant un vieillard qui lisait un livre étrange, appuyé sur un grand sac de toile. Le vieillard lui expliqua que son livre était le registre des mariages et Wei Kou lui raconta qu’il cherchait à se marier. Le vieillard lui dévoila que la femme qui lui était destinée n’avait que trois ans, mais qu’il l’épouserait quand elle en aurait dix-sept.

Le vieillard montra à Wei Kou sa future femme, qui enfant était laide, bercée par une vieille marchande de légumes. Wei Kou devant ce tableau tenta de la faire assassiner, car il ne voulait pas d’une telle femme. Mais il échoua, ne blessant l’enfant qu’entre les deux sourcils. Les années passèrent et Wei Kou se maria avec une belle jeune femme de bonne famille. Sa femme avait une particularité : elle portait toujours une fleur collée entre les deux sourcils, afin de cacher une marche qu’elle avait depuis toute petite. Wei Kou l’ignorait, mais le destin c’était accompli.

Références :

Lien externe (en/ch) : Tapei Xia-Hai City of God (tpecitygod.org)