Baba Yaga

Célèbre personnage des mythes slaves, Baba Yaga est une sorcière se déplaçant dans un mortier.

Venant d’Europe de l’Est où elle est la sorcière russe la plus connue, Baba Yaga est une sorcière effrayante vivant au cœur de la forêt. Sa maison n’a pas de fenêtres, elle est perchée sur des pattes de poulet et elle tourne sans arrêt sur elle-même.

Vieille femme unijambiste, elle est affreuse et dévore ceux qui osent s’aventurer sur son territoire. Les crânes de ses victimes sont posés sur sa clôture, avertissant ceux qui s’approchent de chez elle du lieu où ils pénètrent. Terrible et redoutée, tous les animaux de la forêt lui obéissent et les humains sont effrayés rien qu’à son nom. Elle prend plaisir à les provoquer en ne portant pas de foulard, ce qui était un scandale chez les paysans russes. Pour se déplacer elle utilise dans un mortier volant (un bol pour réduire des ingrédients en poudre) et utilise un pilon comme pagaie. Elle provoque des orages sur son passage.

Baba Yaga

Comme dans la plupart des contes, les enfants sont ses victimes préférées. Elle envoie ses oies pour les capturer ou enlève ceux qui se perdent dans la forêt. Dans un conte, alors qu’elle était parvenue à enlever un jeune garçon, la soeur de ce dernier, aidée d’un pommier, d’un fourneau et d’une rivière parvint à le sauver. Cependant, dans certains récits, Baba Yaga n’est pas une mauvaise sorcière et aide le héros de l’histoire en l’accueillant chez elle et li donnant des conseils.

Références

Littérature : Baba Yaga (R.Celli), Baba Yaga (G.Elschner, A.Blanz)

BD : Babayaga (T-M.Le Tanh, R.Dautremer)

Animation : Pêre Castor ep 88 (J.Cubaud, P.Moreau, G.Bailey)

Opéra : Baba Yaga (J.Fogarty)

Jeux vidéo : Cabal Online (ESTsoft Corp), Rise of the Tomb Raider (Crystal Dynamics)

 

Liens externes (fr) : Fées et sorcières, magiciens et enchanteurs (BnF), Le conte en lecture ou audio (Il était une histoire)

Lien externe (en) : présentation et représentations (Old Russia), The Confounding Crone of Slavic Folklore (Ancient Origins)

 

Image : Ivan Bilibine