Le Temple de Delphes

Édifice majeur en lien avec le culte d’Apollon, le Temple de Delphes est aussi celui de la Pythie.

La cité de Delphes était réputée durant l’antiquité grecque pour son grand nombre de bâtiments et d’œuvres architecturales. Le lieu le plus important était le Temple d’Apollon, que l’on nomme souvent simplement le Temple de Delphes, la cité entière étant associée au dieu. Pour y accéder il faut arpenter la Voie Sacrée, une route dallée par les romains, serpentant dans la cité.

Ce temple est un lieu majeur de la Grèce antique par son rayonnement, Apollon étant un dieu important dans la mythologie grecque. Les ruines restantes ne sont cependant pas celles du temple original, car selon Hérodote, un incendie l’aurait détruit vers 548 av J.C. Le temple aurait été reconstruit au Vème siècle grâce aux cités grecques associées au sanctuaire de Delphes, mais aussi avec des dons venant d’Egypte par le pharaon Amassis. Les Alcméonides, une grande famille exilée d’Athènes se chargea des travaux. Ainsi par son histoire et sa grandeur, le temple comme tout le sanctuaire de Delphes sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987.

Comme beaucoup de temples, il se présente avec de nombreuses colonnes en façade et sur les côtés. A l’entrée du temple était gravé le célèbre « Connais-toi toi-même », destiné à ceux qui y entraient pour consulter la Pythie, l’oracle d’Apollon, dont les prédictions et prophéties étaient réputées dans toute la Grèce.

Temple de Delphes

L’intérieur du temple était sur deux niveaux. Le premier était celui avec des statues, de Zeus, Apollon bien entendu, de Poséidon et des Moires, celles-ci étant des divinités du destin. On y trouvait également un trône de fer sur lequel le poète Pindare venait réciter des chants dédiés à Apollon.

Le niveau inférieur était celui où la Pythie prononçait ses prophéties. On y trouvait une crevasse naturelle dont les vapeurs provoquaient les transes chez la Pythie, La présence de cette crevasse explique le choix de la position du temple. Outre la crevasse, on y trouvait le mobilier de l’oracle, principalement un trépied sur lequel elle s’asseyait.

Références

Liens externes : UNESCO, Le sanctuaire et l’oracle d’Apollon (Arrête ton char), Guide et photos (routard.com)

 

Image : CNRS