Les métamorphoses végétales

Puissants sortilèges parfois jetés par des dieux, les métamorphoses végétales sont très courantes dans les mythes.

Le type de magie ou de sortilège que sont les métamorphoses végétales est régulièrement présent dans les mythologies. C’est surtout dans la mythologie grecque que l’on retrouve ces métamorphoses végétales, dans lesquelles un personnage se retrouve transformé en végétal, au cours de circonstances souvent tragiques. Derrière cette métamorphose, se trouve une symbolique du retour à une origine végétale. Cela peut paraître assez étrange quand on pense scientifiquement, que l’homme descend du singe, mais dans les mythes, les considérations génétiques ne sont pas prises en compte. Ainsi, de telles transformations vers un état primaire, n’ont rien d’étranges dans ces récits. Comme l’irréversibilité n’existe pas en magie, le sortilège peut être rompu. Tout ce qui est fait peut être défait, bien que certaines conditions comme celle disant que seul celui qui a créé un sortilège peut le défaire, peuvent entraîner des difficultés pour le faire, surtout quand son auteur est une divinité. Cependant, il arrive souvent que la métamorphose soit spontanée, dans le sens qu’elle n’est pas un sortilège lancé sur quelqu’un, mais que la personne se transforme d’elle-même, souvent à sa mort. Dans ce cas là, tout retour vers un état humain est impossible.

Les mythes grecs sont comme on l’a dit les plus connus en ce qui concerne ces métamorphoses végétales : Narcisse se transforma en fleur lorsqu’il mourut noyé en tombant amoureux de son propre reflet. Daphné fut transformée par Apollon pour s’être refusée à lui, quant à Hyacinthe, il se transforma en fleur après avoir été tué accidentellement par Apollon qui lançait le disque. On notera au passage que de ces mythes sont nés des noms de plantes que l’on connaît bien.

En dernier exemple, on peut citer celui de Myrrha qui est un peu moins connue, bien qu’elle donna naissance à Adonis. Enceinte de son père, elle fut changée en tronc par les dieux mais accoucha tout de même de son enfant, que la déesse Aphrodite prit sous son aile. Ce mythe est intéressant pour un aspect lié à la métamorphose végétale : elle n’arrête pas une procréation, si celle-ci a débuté avant la transformation. Néanmoins par la suite toute procréation est végétale, ne donnant naissance qu’à d’autres végétaux. Durant l’antiquité aucun homme-plante n’est mentionné. Une métamorphose végétale ne peut donc pas engendrer des êtres hybrides. Des êtres comme les hommes-arbres ou Ents, que l’on trouve dans des univers de fantasy, ont donc une autre origine.

 

Références :

Littérature : Métamorphoses (Ovide)

 

Lien externe : Lire les Métamorphoses d’Ovide en 6ème (La Page des Lettres)