Les rituels magiques

Plus complexes que les sortilèges, les rituels magiques sont des cérémonies ou protocoles plus longs, plus précis et plus puissants.

Le mot rituel vient du latin ritus associé aux notions de cultes et de cérémonies religieuses. Ainsi on désigne plusieurs types de rituels : les collectifs (fêtes), les privés (rituels corporels), les quotidiens (règles de politesse).

On retrouve des rituels en magie, où ce sont en quelque sorte des sorts bien plus puissants. Ils demandent plus d’énergie, de préparation et de rigueur car ils sont plus complexes à exécuter avec un protocole bien précis. Ils demandent souvent des connaissances en astronomie et astrologie car les phases de la lune (on parle de magie lunaire) et l’alignement des planètes (magie des cieux) jouent leur rôle. Il s’agit surtout de ne pas le rater, car à l’instar d’un sort qui peu simplement ne pas être lancé, avoir sa puissance diminuée ou partir du mauvais côté, un rituel qui échoue peut avoir des conséquences bien plus importantes, y compris sur celui qui l’accompli.

Il y a toutes sortes de rituels magiques, variant selon les mages. Ils peuvent se présenter sous forme très poétique et champêtre dans le cas d’un druide ou autre mage lié à la nature ou se présenter de manière plus sombre avec un sorcier ou une sorcière pratiquant la magie noire. Quand cela ne devient pas sordide comme cela peut être le cas avec la nécromancie. Cependant on peut classer les rituels magiques en quatre grands types.

Le premier est celui des rituels de convocation. Appeler un esprit, un démon, il s’agit de faire venir quelqu’un ou quelque chose situé dans un autre plan. L’invocation est donc un rituel de ce type.

Les seconds sont les rituels de bannissement ou d’expulsion. Ils sont l’inverse de ceux de convocations car il servent à repousser quelqu’un ou quelque chose, transférer sur quelqu’un ou quelque chose un maléfice dans la vue d’une purification. Il existe également les rites d’inversions dont le but est similaire, inverser un effet pour revenir à un état originel.

Viennent ensuite les rituels de bénédictions pour bénir un lieu, attirer la bonne fortune, la prospérité et autres valeurs positives. Il est souvent pratiqué dans les foyers lors de l’acquisition d’une nouvelle demeure ou la naissance d’un enfant.

Ayant une grande importance, les rituels d’hommages servent à remercier les divinités ou simplement les honorer. S’il s’agit souvent de prières et un autel est parfois nécessaire. Ce qui était le cas durant l’antiquité quand les dieux grecs étaient honorés avec des sacrifices d’animaux sur un autel et l’on parle donc de rituel sacrificiel. D’autres types d’offrandes peuvent être également faites, pouvant être de natures diverses. Quoiqu’il en soit dans ces types de rituels, les notions de privation et de destruction de ce qui est offert entre en jeu, on perd quelque chose pour en obtenir une autre.

Reste les rituels de passage ou d’initiation. Si dans la vie courante de sociétés ils peuvent intervenir pour une transition vers un autre statut comme celui d’adulte, dans des disciplines ils servent à évaluer, mesurer les capacités d’un individus et l’éprouver. C’est le cas dans des ordres, chez les mages lorsqu’un disciple doit devenir confirmé et obtenir son titre, quittant ainsi son apprentissage.