Le chamanisme ou shamanisme

Discipline ancestrale, le chamanisme permet la communication avec les esprits.

Le chamanisme (ou shamanisme) est une pratique très répandue dans le monde. On la trouve chez les mongols, au Népal, en Chine, au Japon, en Corée, en Afrique, en Australie et chez les amérindiens.

Généralement, chaque tribu possède son propre chaman (ou shaman), mais on en trouve également des indépendants. Cet individu, haut placé dans la société est considéré comme un sorcier, un devin, un rebouteux, ou regardé parfois comme un possédé. Parfois on trouve un second chaman, mais celui-ci est en devenir, encore en apprentissage et ne possédant pas encore tous ses pouvoirs.

Cette pratique consiste à entrer en contact avec les esprits de la nature et de l’au-delà, afin de réaliser diverses actions, telles que : jeter un mauvais sort, guérir les malades, faire tomber la pluie, retrouver les personnes ou objets perdus, attirer le gibier. Pour y parvenir, le chamane communique avec les esprits, soit à travers ses songes, soit en quittant son corps psychiquement. Son âme peut alors voyager d’un plan à l’autre et consulter les esprits des anciens. Quelquefois, ce sont les esprits qui entrent en communication avec lui, et lui envoient des visions.

Afin d’utiliser certains de ses pouvoirs, le chamane exécute des danses endiablées au point d’entrer en transe lors des rituels. Ces cérémonies ont donné son nom à cette discipline. Le mot shaman vient du mot altaïque sam signifiant s’agiter en remuant les membres postérieurs, ou du mot saman issu d’un dialecte sibérien, signifiant danser, bondir, remuer, s’agiter.

Le chamane utilise peu d’accessoires, mais le tambour est l’objet indispensable. En plus de son côté sonore, il a une forte symbolique. Il est à la fois mâle (le cadre) et femelle (la peau tendue) ; il est aussi un support d’esprits et d’âmes (la peau appartenant autrefois à un animal). Comme le chevalier et son épée ne font qu’un, le chamane et son tambour forment un véritable couple. Dans certaines tribus, le chamane a même la possibilité d’épouser son tambour.

La nature du chamanisme a donné lieu à de nombreux débats. Pour certains, le chamane étant désigné par les esprits, le shamanisme serait une religion : une manière de répondre aux grandes questions de l’existence. Des penseurs ont considéré certaines religions du Nord de la Sibérie comme du chamanisme. Cependant le chaman n’est pas assimilé à un prêtre dans sa communauté et le chamanisme ne possède aucune doctrine, ni panthéon, à la différence du vaudou. Ainsi pour d’autres, il s’apparente à la magie ou à la sorcellerie car il manipule des forces surnaturelles. Le chamanisme serait donc pour eux une pratique mystique et non religieuse.

Tout cela montre bien que, malgré le fait que ce en quoi consiste le shamanisme soit parfaitement défini, sa nature, elle, ne l’est pas du tout. Religion ou magie ? Le débat ne s’est jamais arrêté. Actuellement, on tend à dire que le shamanisme est une discipline d’expérimentation de choses paranormales, ce qui finalement écarterait la théorie religieuse.

 

Lien externe : Dossier (Juniper)