Tiamat

Dernière modification le 25/05/2021 par Mibetama

Divinité primordiale babylonienne ou sumérienne, Tiamat est une déesse marine.

Introduction

Connue également sous le nom de Omoroca, Tiamat est la personnification des mers et des océans dans les mythes babyloniens. Mère de tous les dieux, ses deux premiers enfants sont Lachmu et Lachamu. Ensuite, viennent Anshar, Kishar et Anou. Puis suivront d’autres enfants qu’elle eut avec l’Apsû, la personnification des fleuves, des rivières et des lacs.

Histoire

Un jour, après avoir été énervé par ses enfants car ils faisaient trop de bruit, au point de l’empêcher de dormir, Apsû désira les tuer. Tiamat apaisa son époux, mais Ea apprit ce qu’Apsû avait voulu faire et le tua. Suite à cet assassinat, Ea engendra Marduk le plus puissant et sage des dieux.

De son côté, Tiamat, la déesse habituellement calme, révéla l’aspect colérique qui sommeillait en elle. Folle de colère et poussée par les dieux anciens, elle prépara une armée de monstres composée de serpents, de dragons, de chiens enragés et d’autres bêtes féroces à la puissance digne des dieux. Elle mit Kingu, son fils et nouvel époux, à leur tête et les envoya contre ses autres enfants.

Ceux-ci cherchaient immédiatement un champion pour terrasser leur mère et choisirent Marduk. Le jeune dieu reçut le pouvoir suprême et les quatre vents, qui déterminent l’espace et le temps, et alla défier Tiamat sur son char. Le combat fut terrible pour elle, car Marduk lança le vent mauvais quand elle ouvrit la bouche ; ainsi,  elle ne pouvait plus la refermer. Elle reçut ensuite une flèche qui lui perça le ventre et le cœur. Tiamat vaincue, son armée prit la fuite. Quant à Kingu, il a été tué dans la bataille.

Marduk coupa Tiamat en deux ; avec son torse et sa tête, il créa les cieux et avec le reste la terre. Des seins de la déesse, il fit les montagnes, de ses yeux larmoyants, il créa deux fleuves : le Tigre et l’Euphrate. Avec le sang de Kingu, Marduk créa les hommes.

Ainsi, Tiamat est également l’origine du monde.

Références

Littérature : Enuma Elish