Seconde merveille du monde, les Jardins suspendus de Babylone restent un mystère.
Introduction
Les Jardins suspendus de Babylone font partie de ces lieux mythiques dont personne ne peut attester de l’existence. Aucun texte babylonien ne les évoque et ils ne sont mentionnés que par des auteurs ultérieurs à leur construction, qui ne s’accordent pas sur eux en de nombreux points.
Leur légende vient de récits de soldats grecs, retranscrits par les poètes grecs, qui les auraient vu, mais ceci n’a jamais été prouvé. Leur fascination pour ces lieux, viendrait du fait que c’était la première fois qu’ils voyaient un jardin sur une terrasse.

Comme d’autres lieux mythiques, les archéologues après la découverte de l’emplacement de Babylone, ont cherché les jardins ; mais aucune preuve de leur existence n’a encore été trouvée. Ainsi plusieurs théories émergent : soit l’emplacement donné par les récits grecs est erroné, soit ils ont disparus sans laisser aucune trace, soit les ils n’ont jamais existé.
Encore aujourd’hui, ils continuent d’alimenter les recherches et hypothèses et restent un mystère à percer.
Origines
Selon les récits, ils se situaient à Babylone sur les rives de l’Euphrate. Leur date de construction est inconnue, le roi Nabuchodonosor II (604-562 avant J-C) les auraient commandé pour sa femme Amytis de Médie. Car celle-ci venant des montagnes verdoyantes, à la flore riche, de Médie, avait la nostalgie de sa région et Babylone avait un climat sec et aride. Donc, Nabuchodonosor fit construire ces jardins ; ainsi, son épouse retrouvait tous les végétaux de sa terre natale.
« Roi de Babylone, qui a fondé la grande ville de Babylone et a conçu la citerne et au-dessus le verger (appelé les jardins suspendus) et y a planté toutes sortes de plantes. Sa femme était ravie de s’y promener et d’arpenter tout le pays, elle-même vue de personne. »
– Extrait de la Souda
Dans la version légendaire, c’est Sémiramis, qui après avoir tué son mari, devient une grande reine. C’est elle qui fonde Babylone et crée les jardins. Ayant utilisé toute sa magie, après avoir achevé son œuvre (ou devant céder sa place à son fils Ninas), elle se transforma en colombe et s’envola vers le ciel où elle fut divinisée.
Description
Du fait de leur mystère et de sources différentes qui ne sont pas toujours concordantes, on ne peut qu’avoir une description approximative des Jardins suspendus. Toutefois on trouve dans ces descriptions des points communs qui permettent de s’en faire une idée générale.
Les Jardins se présentaient sous la forme d’un immense carré à trois terrasses en étage. Chacune d’elles mesurait plus d’une centaine de mètres carrés, l’ensemble étant soutenu par des murs de grande épaisseur, un réseau perfectionné de colonnes et de voûtes en briques constituant une véritable galerie. L’ensemble était pensé pour éviter que l’humidité de la terre affecte ses supports. Un immense escalier permettait de gravir les étages. Ils surplombaient la cité et d’en bas on pouvait voir les arbres qui y étaient plantés et qui semblaient flotter dans les cieux.
« Le jardin qu’on appelle suspendu, parce qu’il est planté au-dessus du sol, est cultivé en l’air ; et les racines des arbres font comme un toit, tout en haut, au-dessus de la terre. »
– Philon, De septem orbis spectaculi
A l’aide d’un système hydraulique avancé, de l‘eau était amenée de l’Euphrate. On y cultive toutes les plantes de la Mésopotamie ; des arbres poussaient sur le premier étage. Sur les deux plus hautes terrasses, on trouve des plantes et des fleurs de toutes sortes, dont des roses fraîches en toute saison. Ces fleurs étaient très appréciées par Sémiramis.
Références
Liens externes : les jardins (Monuments du monde), les jardins de Mésopotamie (BnF), pourquoi l’emplacement reste un mystère ? (Géo), la plus mystérieuse des sept merveilles du monde, Où se trouve la septième ? (National Geographic), voici ce que révèle une nouvelle recherche (Sciencepost)
Image : Wikimedia Commons
Dernière modification le 22/10/2025.






