Le Râmâyana

Récit légendaire, le Râmâyana raconte la vie du roi mythique hindou Râma.

Écrit rédigé par Vâlmîki, un auteur dont on ne sais quasiment rien, le Râmâyana, la marche ou la geste de Râma, est un texte réparti en sept livres, se présentant de manière plus narrative et poétique que le Mahâbhârata.

Le Livre I débute au royaume d’Ayodyâ, dont le souverain, Dasharatha était sans héritier. Afin d ‘en obtenir un, il fit un grand sacrifice et dans l’offrande qu’il fit aux dieux dans le feu, il obtint un met fécondant qu’il divisa en trois parts, qu’il donna à ses trois épouses.

Dans le même temps sur Terre, les Devas étaient en lutte contre Râvana le roi des Râkshasa, qui avaient établis leur capitale sur l’île de Lankâ (l’actuel Sri Lanka). Comme Râvana était insensible aux attaques divines, Vishnou sous la demande des autres dieux s’incarna parmi les hommes et prit place dans le met fécondant de Dasharatha.

Les trois épouses de Dasharatha enfantèrent et Kausalyâ la première d’entre elles, qui avait reçu une part plus importante, donna naissance au fils le plus parfait, un avatar de Vishnou, qui fut nommé Râma. Dasharatha obtenu également trois autres fils : Bharata et les jumeaux Lakshmana et Shatrughna, qui avaient eux aussi une part divine en eux. Cependant, malgré leur nature, aucun de ces enfants ne connaissait sa nature.

Râma

Râma démontra assez vite des talents hors du communs : sa force est exceptionnelle, il est doué à l’arc et remporta dans un concours de cette discipline la main de Sîtâ, fille du roi Janaka. Une femme elle aussi hors du commun comme Râma, née d’un sillon creusé par son père avec une charrue pour préparer une ère sacrificielle. Râma vécut des années heureuses, Sîtâ étant une femme aimante et fidèle.

Le Livre II débute quelques temps plus tard, quand Dasharatha désigna Râma comme héritier. Kaikeyî la mère de Bharata désapprouva ce choix par jalousie et menaça de se suicider si son fils n’était pas choisi comme héritier et que Râma soit banni pendant quatorze ans. Kaikeyî étant d’une caste supérieure à Dasharatha, le roi n’eut d’autres choix que d’accepter. Râma s’en alla avec Sîtâ et Lakshmana, le frère avec lequel il s’entendait le plus.

Le Livre III prend place durant l’exil de Râma où il affronta des démons afin de protéger des ermites. Parmi les démons se trouvait Shûrpanakhâ, la sœur de Râvana qui tomba amoureuse de Râma. Lakshmana lui coupa les oreilles et le nez et la démone s’enfuit. Cependant cela attira la colère des Râkshasa qui entrèrent en guerre contre Râma. Râvana à qui Shûrpanakhâ avait décrit la beauté de Sîtâ, se présenta à elle sous la forme d’un vieux ascète et l’enleva. Il l’enferma dans sa capitale et tenta de la séduire, mais Sîtâ ne cédait pas.

Le Livre IV reprend avec Râma et son frère, partis à la recherche de Sîtâ. Au cours de celle-ci, ils s’allièrent aux singes Sugrîva et Hanumân et firent un marché. Si Râma aidait Sugrîva à récupérer sont royaume usurpé par son frère Vâlin, Sugrîva aiderait avec son armée menée par Hanumân à délivrer Sîtâ.

Le Livre V poursuit avec Hanumân, qui étant fils de Vâyu le dieu du vent, sauta par-dessus la mer pour observer des cieux Lankâ et voir s’il y trouvait Sîtâ. Après avoir exploré l’île et parcourut le palais splendide de Râvana, il trouva Sîtâ dans un bosquet, sous la garde de démones. Bien que très affaiblie par sa condition, elle était toujours fidèle envers Râma et refusa que Hanumân la délivre, car ce mérite devait revenir à Râma. Hanumân fut convaincu et provoqua un incendie pour pouvoir s’enfuir et rejoindre son armée.

C’est dans le Livre VI qu’est contée la bataille qui suivit. Après avoir construit un immense pont, l’armée de singe put déferler sur l’île où Râma affronta Râvana et le tua. Il délivra ensuite Sîtâ, mais eut des doutes sur la fidélité de sa femme et la répudia, la pensant devenue impure. Désespérée, Sîtâ décida de se suicider dans le feu et quand elle alla se jeta dedans, les dieux intervinrent et la stoppèrent. Agni le dieu du feu l’épargna, ce qui prouva la pureté de Sîtâ. Râma retourna à Ayodhyâ avec son épouse, son exil étant achevé et il fut sacré roi.

Dans le Livre VII, on découvre qu’après le sacre de Râma, le peuple d’Ayodyâ eut aussi des doutes sur la pureté de Sîtâ, jugeant que Râma n’aurait pas dû la ramener. Face à cela, Râma bannit Sîtâ alors qu’elle était enceinte. Sîtâ se réfugia chez l’ascète Vâlmîki, où elle mit au monde des jumeaux, Kusha et Lava. Les deux enfants furent éduqués par Vâlmîki et quelques années plus tard, Râma les reconnu, ainsi que la pureté de Sîtâ. Il lui offrit la possibilité de revenir à ses côtés, mais elle refusa, demandant à la terre qui l’avait fait naître de la reprendre si elle n’avait pas menti. Comme cela était le cas, la terre l’engloutie. Râma supplia qu’on lui rende Sîtâ mais en vain. Il sacra ses deux fils comme rois, l’un pour le Nord d’Ayodyâ, l’autre pour le Sud et remonta au ciel pour reprendre sa forme de Vishnou, sa mission de rétablir l’ordre sur Terre étant achevée.

 

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