Les croisements

S’ils sont au premier abord des intersections, les croisements sont aussi des lieux de magie.

Les croisements ne sont pas toujours de simples carrefours. Ils peuvent être des lieux propices au surnaturel où on y rencontre des êtres du petit peuples tels que des fées ou des génies ou des créatures de l’Au-delà tels que les fantômes durant la nuit.

En Russie, on peut y croiser des vampires ; il est recommandé d’enterrer leurs restes dans l’angle d’un croisement, afin que leur âme ne retrouve plus le chemin vers le monde des vivants. On y enterrait également les nouveaux-nés morts avant le baptême, pour qu’ils ne deviennent pas des morts impurs. C’est une des raisons pour laquelle les criminels et les personnes accusées de sorcelleries étaient pendues à des carrefours. Cela explique également la présence, d’au moins, un arbre à certains carrefours où un surnom leur a été donné, tel : l’arbre aux pendus. Ces arbres ont une allure effrayante avec leur écorce noire et leurs branches sans feuilles. Les âmes noires, qui ont été pendues à leurs branches ou enterrées près de leurs racines, les ont assombri. Il n’est pas rare de voir le dernier pendu reste accroché à une branche jusqu’au prochain condamné, afin d’avertir les voyageurs de ce qu’ils encourent s’il commettent un crime dans la région.

Durant la Grèce Antique, Hermès était le dieu des croisements et ils avaient pour gardienne Hécate. Déesse de la magie, de la Nuit et de l’Obscurité, elle était gardienne des carrefours. En Afrique et dans le vaudou, c’est le dieu Eshu, celui qui fait franchir les passages, qui est associé aux croisements.