L’Âge d’Or

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Période perdue à jamais, durant l’Âge d’Or l’homme vivait sans connaître de malheurs.

Quelque soient les mythes, tous évoquent un Âge d’Or, une période de paix, dont il ne connaîtra jamais d’égale par la suite jusqu’à la fin des temps.

L’Âge d’Or débute avec la naissance de l’humanité à travers son premier couple. Voulus et créés par les dieux, ils ont leur affection et parfois leur aide. Le monde quant à lui était encore vierge, offrant de nombreuses ressources, abondantes car encore inutilisées. Il ne connaissait pas les maux tels que la guerre, la violence, les maladies, les sentiments les plus sombres tels que la colère et la haine. Les premiers hommes vivaient donc dans un monde idyllique, un paradis sur terre où régnaient douceur et paix.

Les descriptions de cette période d’un mythe à l’autre sont assez similaires, si bien que l’on peut parler à ce sujet de mythe universel. Les premiers à l’évoquer sont les sumériens, bien que dans sa description, ils ne le rendent pas aussi parfait que d’autres récits le feront par la suite. Ils évoquent cependant bien les notions générales liées à cet âge.

“Autrefois, il fut un temps où,

Il n’y avait pas de serpent,

Il n’y avait pas de scorpion,

Il n’y avait pas d’hyènes,

Il n’y avait pas de lion,

Il n’y avait pas de chien sauvage ni de loup,

Il n’y avait pas de peur ni de terreur :

L’homme n’avait pas de rival”

Emmerkar et le seigneur d’Aratta

Les sumériens définissent l’Âge d’Or comme une période de quatre états primordiaux : absence de peur, de faim et de soif, en sécurité et dans l’abondance.

Chez les grecs, Hésiode est le premier à définir l’Âge d’Or de manière plus précise. Une vision qui devint une référence et souvent imitée par la suite. Il place cette période quand Cronos régnait encore sur le monde, au tout début de la naissance de l’humanité (qui dans certaines versions se déroule après sa chute). Les humains y vivaient presque comme des dieux, ne connaissant pas la souffrance, le chagrin et tous les autres sentiments blessant le coeur. Ils ne connaissaient même pas les effets du vieillissement, gardant toujours leur vigueur et mourraient dans leur sommeil paisiblement, après une existence de bonheur parfait. Finalement, seule la mort était le maux pouvant les atteindre, mais celle-ci était douce.

Chez les nordiques, l’Âge d’Or est plus particulier par rapport au moment où il se déroule. S’il est comme dans les autres mythes, une période de paix au début de l’humanité, il n’intervient pas dans les premiers récits, mais dans les derniers. Il succède au Ragnarök, la fin du monde, où le monde renaît, seul un couple d’humain ayant survécu.

Mais cette période dans tous les mythes finit par être révolue, souvent par un interdit bafouéÈve mangeant la pomme, Pandore ouvrant la Boîte contenant tous les maux. La tentation est souvent la plus forte dans ces histoires, qu’elle soit provoquée par un être extérieur comme le serpent ou par la curiosité (bien que chez Pandore, celle-ci a été provoquée par Zeus). Quoiqu’il en soit, cela marque l’exclusion des hommes d’un Paradis terrestre et la fin de l’Âge d’Or où l’homme connaît tous les maux, se combat. une déchéance qui mène vers un autre mythe universel qui est celui du Déluge, où les dieux voyant ce qu’est devenue l’humanité, décident en quelque sorte de recommencer, en inondant la terre. Mais ceci est une autre histoire…

Références

Peinture : Amours à l’âge d’or (P.Fiammingo), L’Âge d’or (L.Cranash l’Ancien), L’Âge d’or (J-A.D.Ingres)

 

Liens externes : La félicité originelle (BNF), La période classique en Grèce (M.Mund-Dopchie)