L’Edda

Dernière modification le 08/12/2020 par Mibetama

Recueil de poèmes, l’Edda poétique est une référence majeure de la mythologie nordique.

Introduction

Si de nombreux récits ont traversé le temps par leur transmission, certains restent des références absolues. L’Edda poétique (ou l’Ancien Edda) fait partie de ceux-là, étant la plus grande source d’informations sur la mythologie nordique (ou scandinave) et germanique.

Origine

Cet ouvrage a été rédigé au XIIème siècle après J.C par le prêtre et historien islandais Saemundar Sigfusson, ce qui lui vaut d’être parfois nommé l’Edda de Saemundar. Son nom vient du vieux narrois, qui signifie arrière-grand-mère ou aïeule, faisant écho au côté originel du texte. Perdu, il fut retrouvé en 1643 et offert au roi du Danemark qui le conserva longtemps. Il a été restitué à l’Islande en 1971.

Edda de Saemundar

Composition

Il ne s’agit pas d’un texte ou d’un roman à proprement parler mais d’un recueil de 37 poèmes :

  • Alvissmal (Dits d’Alviss)
  • Atlakvida (Chant d’Atli)
  • Atlamal (Dits d’Ath)
  • Baldrs draumar (Rêves de Baldr)
  • Brot af Sigurdarkvidu (Chant de Sigurd)
  • Drap Niflunga (Meurtre des Niflungar)
  • Fafnismal (Dits de Fafnir)
  • Fiolsvinnsmal (Dits de Fiolsvinnir)
  • Fra dauda Sinfiotla (De la mort de Sinfiotli)
  • Grimnismal (Dits de Grimnir)
  • Gripisspa (Prédiction de Gripir)
  • Grogald (Incantation de Groa)
  • Grottasong (Chanson de Grotti)
  • Gudrunarhvot (Exhortations de Gudrun)
  • Gudrunarkvida (Chants de Gudrun)
  • Hamdismal (Dits de Hamdir)
  • Harbardsliod (Lai de Harbard)
  • Havamal (Dits du Très-Haut)
  • Heimdallargald (Incantation de Heimdall)
  • Helgakvida Hiorvardssonar (Chant de Helgi, fils de Hiorvard)
  • Helgakvida Hundingsbana I et II (Chants de Helgi)
  • Helgakvida Hundingsbana (Chant des Volsungar)
  • Helgakvia Hundingsbanna (vieux chant des Volsungar)
  • Hereid Brynhildar (Chevauchée de Brynhild dans l’autre monde)
  • Hymiskvida (Chant de Hymir)
  • Hyndluliod (Lai de Hyndla)
  • Lokasenna (Esclandre de Loki)
  • Oddrunargrat (Lamentations d’Oddrun)
  • Reginsmal (Dits de Reginn)
  • Rigsthula (Poème Didactique de Rigr)
  • Sigrdarkvida hin skamma (Chant Bref de Sigurd)
  • Sigrdrifomal (Dits de Sigrdrifa)
  • Skirnismal (Dits de Skirnir)
  • Thrymskvida (Chant de Thrym)
  • Valthrudnismal (Dits de Valthrudnir)
  • Volundarkvida (Chant de Volund)
  • Voluspa (Prédiction de la voyante)

A travers ceux-ci, se trouvent les plus grands récits de la mythologique nordique, tels que le cycle de Nibelungen et le Ragnarök, avec dieux et déesses, héros, personnages et monstres les plus célèbres.

L’autre Edda

L’Edda de Saemundar  n’est cependant pas le seul ; il en existe un second : l’Edda de Snorri, un poète et historien qui le rédigea au XIIIème siècle. Etant plus récent, on l’appelle souvent le Jeune Edda. Il se révèle plus complet que celui de Saemundar, se présentant à la fois comme un manuel de poésies et aussi comme un ouvrage traitant de la mythologie nordique. Il se divise en quatre parties :

  • Prologue
  • La Gylfaginning (La Fascination de Gylfi)
  • Les Skaldskaparmal (L’art des skaldes, des poètes)
  • L’Hattatal (Dénombrement des mètres ou Traité de métrique poétique)

Edda de Snorri

Références

Images : Edda de Saemundar (Wikimedia), Edda de Snorri (Ó.Brynjúlfsson, Wikipédia)