Tara

Dernière modification le 29/02/2020 par Ervael

Déesse bouddhiste tibétaine, la très populaire Tara offre protection.

Introduction

C’est à partir d’un lotus qui se trouvait dans une larme du Bodhisattva Avalokitésvara, le protecteur du Tibet que serait née Tara. Son nom en sanskrit signifie à la fois celle qui délivre et étoile. On la trouve aussi sous les noms de Arya Tara, Tarani Bosatsu en japonais ou Jetsun Dolma en tibétain.

Dans l’hindouisme

Chez les hindous elle fait partie des dix Dasha Mahâvidyâ, incarnant la Grande Sagesse et est apparue au VIème siècle comme la femme d’Avalokitésvara. Son culte se répandit par la suite au Xème siècle, où il était dit qu’elle se réincarnait dans chaque femme vertueuse. On la représente parfois sur le corps de Shiva ou tenant un tête décapitée et des armes sanguinolentes, pour symboliser qu’elle a tué la jalousie humaine.

Dans le bouddhisme

Dans le bouddhisme, particulièrement le tibétainelle est très populaire, Tara protège des dangers physiques, on se tourne vers elle pour acquérir les secrets de la sagesse et de la compassion. Elle accompagne également pour atteindre et comprendre la vacuité.

On lui donne comme origine celle d’une princesse, nommée Lune de sagesse. Pendant dix millions d’années, elle fit des offrandes au Bouddha et à ses disciples, promettant le jour où elle le rencontra d’atteindre l’Éveil et se consacrer au bien d’autrui. Cependant on lui dit que pour y parvenir, elle devait renaître homme. Selon elle il n’y avait pas de question de sexe dans l’Éveil et si beaucoup recherchaient l’Éveil dans un corps d’homme, personne ne faisait le bien dans un corps de femme.

Elle continua pendant dix millions d’années à s’entraîner jusqu’à pouvoir libérer dix millions d’êtres le matin et autant le soir. Bouddha la renomma Tara, la surnommant la libératrice. Depuis Tara continue de se manifester à travers des corps de femmes pour poursuivre sa quête.

Formes de Tara

La déesse est représentée sous vingt et une forme, chacune ayant sa couleur, sa posture et ses attributs. Six d’entre elles restent les principales, mais on en retient surtout deux majeures, qui sont ses formes originelles.

Tara verte ou Syama Tara

Tara verte

C’est sa première forme originelle, née de l’œil droit du Bodhisattva Avalokitésvara. Elle incarne sous cette forme l’activité éveillée et la compassion (symbolisée par un lotus bleu), donnant l’espoir (d’où la couleur verte), protège des dangers physiques et spirituels à travers la position de ses mains, de ses doigts, de ses jambes. Sa jambe pliée signifie son renoncement pour les passions, l’autre dépliée qu’elle est prête à se lever pour aider tous les êtres. Elle aide ceux qui souffrent et libère de la souffrance.

Tara blanche ou Sita Tara

Tara blanche

Seconde forme majeure et originelle, née de l’œil gauche du Bodhisattva Avalokitesvara, elle incarne la compassion, mais aussi la longévité, la guérison et la sérénité. Ce qui est représenté par une lune derrière elle, symbolisant une félicité éternelle. Sa plus grande capacité est de pouvoir transformer les énergies négatives en positives, pouvant libérer les êtres de leur passé. Elle serait dans cet aspect une forme de Sarasvati, la femme de Brahmâ.

Références

Images : image 1, image 2 (Wikipédia)