Déesse bouddhiste tibétaine, la très populaire Tara offre protection.

Introduction

C’est à partir d’un lotus qui se trouvait dans une larme du Bodhisattva Avalokitésvara (le protecteur du Tibet), que serait née Tara. Son nom en sanskrit signifie à la fois celle qui délivre et étoile. On la trouve aussi sous les noms de Arya Tara, Tarani Bosatsu en japonais ou Jetsun Dolma en tibétain.

Dans l’hindouisme

Chez les hindous, elle fait partie des dix Dasha Mahâvidyâ, incarnant la Grande Sagesse ; elle est apparue au VIème siècle comme la femme d’Avalokitésvara. Son culte se répand par la suite au Xème siècle, où il était dit qu’elle se réincarnait dans chaque femme vertueuse. On la représente parfois sur le corps de Shiva ou tenant un tête décapitée et des armes sanguinolentes pour symboliser le fait qu’elle a tué la jalousie humaine.

Dans le bouddhisme

Dans le bouddhisme, particulièrement le tibétainelle est très populaire, Tara protège des dangers physiques. On se tourne vers elle pour acquérir les secrets de la sagesse et de la compassion. Elle accompagne également pour atteindre et comprendre la vacuité.

Son origine est issue d’une princesse, nommée Lune de sagesse. Pendant dix millions d’années elle fait des offrandes au Bouddha et à ses disciples, promettant le jour où elle le rencontrera, d’atteindre l’Éveil et de se consacrer au bien d’autrui. Cependant, on lui dit que pour y parvenir, elle devait renaître sous l’apparence d’un homme. Selon elle, il n’y a pas de question de sexe dans l’Éveil ; si beaucoup recherchaient l’Éveil dans un corps d’homme, personne ne faisait le bien dans un corps de femme.

Elle continua pendant dix millions d’années à s’entraîner jusqu’à pouvoir libérer dix millions d’êtres le matin et autant le soir. Bouddha la renomma : Tara la libératrice. Depuis, Tara continue de se manifester à travers des corps de femmes pour poursuivre sa quête.

Formes de Tara

La déesse est représentée sous vingt et une formes, chacune ayant sa couleur, sa posture et ses attributs. Six d’entre elles restent les principales, mais on en retient surtout deux majeures, qui sont ses formes originelles.

Tara verte ou Syama Tara

Tara verte

Sous sa première forme originelle, elle est née de l’œil droit du Bodhisattva Avalokitésvara. Elle incarne l’activité éveillée et la compassion (symbolisée par un lotus bleu) donnant l’espoir (la couleur verte). Elle protège des dangers physiques et spirituels à travers la position de ses mains, de ses doigts et de ses jambes. Sa jambe pliée représente son renoncement pour les passions et l’autre dépliée qu’elle est prête à se lever pour aider tous les êtres, les libérant de la souffrance.

Tara blanche ou Sita Tara

Tara blanche

Sous sa seconde forme majeure et originelle, elle est née de l’œil gauche du Bodhisattva Avalokitesvara. Elle incarne la compassion, mais aussi la longévité, la guérison et la sérénité ; ce qui est représenté par une lune derrière elle symbolise la félicité éternelle. Sa plus grande capacité est de pouvoir transformer les énergies négatives en positives, pouvant libérer les êtres de leur passé. Elle serait dans cet aspect une forme de Sarasvati, la femme de Brahmâ.

Références

Images : image 1, image 2 (Wikipédia)

Dernière modification le 25/06/2021 par Ervael