Les vili

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Équivalent des nymphes grecques, les vili sont des créatures des mythes slaves.

Introduction

Si certains les auteurs les rapprochent des roussalki, les vili (vila au singulier) sont le plus souvent comparées aux nymphes de la mythologie grecque. Cela vient du fait qu’elles sont associées à la nature, nées de la rosée et de l’herbe. On dit d’ailleurs ces quelques mot quand le soleil fait refléter les gouttes d’eau laissées par la pluie :

Une vila est née !

Leur origine est quelque peu complexe, liée à la fois aux dieux slaves et au christianisme. Elles seraient issues de la sœur du Christ qui aurait été maudite par le dieu suprême slave Bog, pour s’être dite plus belle que son frère. D’autres versions disent qu’elles seraient les filles cachées d’Ève, que Dieu aurait dissimulé.

Description

Mortelles, elles résident dans les milieux naturels : montagnes, grottes, lacs, sources d’eau. On les trouve le plus souvent au bord de l’eauelles se lissent les cheveux, chantent, dansent et se baignent, à la tombée de la nuit ou durant celle-ci au clair de lune. Elles sont plus présentes durant les beaux jours, soit au printemps et en été. Parfois elles chevauchent des cervidés, des chevaux, des serpents. Pour se nourrir, elles mangent du miel et boivent du lait de chèvre. Ont dit que dans leur grottes, elles fabriquent aussi du pain.

Elles sont décrites comme ayant un aspect vaporeux, mais possèdent une grande force. Elles connaissent tout des plantes qu’elles protègent et là où elles ont dansé l’herbe pousse abondamment, des champignons poussent en cercle.

Si les roussalki peuvent être aussi bienveillantes que malveillantes, les vili ne sont pas mauvaises avec les humains la plupart du temps. Elles sont pour eux signes de bonheur, de chance et de prospérité, elles veillent sur leurs enfants et font office de guérisseuses. Pour les remercier, un arbre devant lequel on apporte une coupe de vin et auquel on prie leur est dédié.

Cependant, elles peuvent être jalouses de celles qui feraient concurrence à leur beauté et à leurs voix, pouvant punir pour cela, en envoyant des maladies, en rendant infirme, volant le bétail, détruisant les récoltes. Pour se protéger de leur colère, il ne faut pas boire l’eau puisée après le coucher du soleil, ni marcher dans les cercles où elles ont dansé.

Si une vila peut se marier avec une humain et avoir des enfants qui seront beaux et dotés d’une force exceptionnelle, elle finit toujours par s’en aller pour retourner d’où elle vient.