Le geis

Venant de la mythologie celte, le geis est une incantation magique bien particulière.

D’origine divine, le geis (geisa au pluriel), dont on ne trouve aucune traduction, est lié à la notion d’obligation ou de contrainte. Il s’agit d’une incantation magique, uniquement par le Verbe, pratiquée par les druides ou les personnes ayant quelques liens avec la magie. Assez courants dans les récits irlandais, on les trouve sous le nom de tynged dans les mythes gallois. Leur utilisation est principalement sur les guerriers, les druides et les femmes ne les subissant jamais.

Un geis est généralement individuel, ne pouvant être apposé que sur une seule personne. Dans les récits on trouve cependant un cas de geis collectif, où lors de réunions le roi ne peut parler qu’après les druides et les guerriers qu’après le roi.

Un geis n’est pas forcément négatif, de manière générale, il est courant dans la vie d’un guerrier. Un premier à sa naissance, lui dicte ce que seront ses obligations et ses interdits en tant que guerrier. Cela est donc plutôt sans conséquences, puisqu’il sert de guide et impose un code d’honneur.

Durant sa vie de guerrier, l’homme peut recevoir un ou plusieurs autres geisa. Le geis force le guerrier à commettre un acte qui lui est interdit, le fait d’agir sous la contrainte lui permettant de conserver son honneur.

Un geis n’est pas sans danger dans son utilisation. S’il vient en contradiction avec un déjà posé sur le guerrier, ce dernier meurt. De même si le guerrier ne le respecte pas, cela lui est également fatal. C’est la raison que dans plusieurs histoires, telles que celles de Diarmuid ou Noise (dans le mythe de Deirdre), les guerriers n’ont pas le choix que de suivre l’obligation imposée par le geis, quitte à trahir leur seigneur et roi. Malgré tout, il existe une solution pour en lever un : les druides sont capables de les annuler. Cependant, il faut que celui-ci accepte et selon les circonstances, cela reviendrait pour lui à trahir également le même roi que le guerrier.