Arme ayant reçu le sang du Christ, la Lance de Longinus est une relique aux grands pouvoirs.
Introduction
C’est dans la Bible que la Lance de Longinus, nommée également la Sainte Lance ou Lance du destin, apparaît comme l’une des reliques de la Passion du Christ. Appartenant au soldat romain Longinus, ou Longin en français, elle perça le flanc droit du Christ.

Description
La première caractéristique de cette relique, serait que sa pointe saigne constamment. Dans les légendes arthuriennes, le détenteur du Graal est la même personne qui possède la lance sacrée. Le chevalier Perceval la voit lors de son séjour chez le Roi Pêcheur et Gauvain se mettra en quête de la retrouver pour sauver son honneur.
Comme le Graal, la lance de Longinus fut cherchée à plusieurs reprises dans l’histoire. Plusieurs lances furent découvertes, mais au final, personne n’a pu établir laquelle était la véritable Lancea Longini. Parmi les plus connues, on peut citer les lances de Jérusalem, d’Antioche, de Beyrouth, d’Etchmiadzin (Arménie), de Smyrne (Turquie) et de Cracovie (Pologne).
Histoire
C’est au VIème siècle que l’on trouve mentionnée cette lance pour la première fois à Jésuralem. On la retrouve ensuite à Constantinople au début du VIIe siècle où les empereurs lui donnent son statut de relique.
Par la suite son histoire se complexifie par les changements de mains et la découvertes d’autres lances. Elle devient un des enjeux de la première croisade de 1095 à 1099 et les croisés s’en emparent lors du sac de Constantinople. Cependant à Antioche, ils en découvrent une seconde.
En 1244, le roi Louis XI achète la pointe de celle de Constantinople (le reste restant en possession des derniers empereurs byzantins) et la transfère dans la Sainte-Chapelle de Paris. Dans la même période, l’empereur germanique déclare une trouvée à Saint Maurice comme la véritable et les arméniens celle du monastère Geghardavank d’Erevan.
En 1492, le sultan ottoman Bajazed offre au pape Innocent VIII, le corps de celle de Constantinople. Par la suite, la pointe de la lance de Paris disparait lors de la Révolution française. Celle détenue par le Vatican est conservée à la basilique Saint Pierre, celle d’Arménie au musée Manougian d’Etchmiadzin et celles des empereurs germaniques au palais du Hofburg de Vienne.
La seconde guerre mondiale
Au XXème siècle, l’un des plus ardent chercheur de la lance fut Hitler. En 1938, après l’annexion de l’Autriche il s’empara de celle de Vienne. A la fin de la guerre, le commandant Patton voulut la garder, ne la restituant donc pas comme les autres trésors volés par les nazis à leurs propriétaires. Alors qu’il était en conflit sur le sujet avec Eisenhower, il eut un accident et la lance fut restituée à l’Autriche. Après des analyses, il fut avéré que la lance était trop récente pour être la véritable. Cependant, il fut prouvé qu’elle était celle vénérée par plusieurs empereurs, comme Charlemagne.
En littérature, dans la Chanson de Roland, la pointe de la lance est enfermée dans le pommeau de Joyeuse, l’épée de Charlemagne. Plus tard, Chrétien de Troyes évoque la lance dans Perceval ou le Conte du Graal.
Références
Littérature : Chanson de Roland, Perceval ou le Conte du Graal (C.de Troyes)
Cinéma : Constantine (F.Lawrence), Hellboy (G.del Toro)
Jeux vidéo : Final Fantasy IX (Square-Enix)
Liens externes : Hitler et la lance de la destinée (Planète+), lance du destin (France Bleu)
Image : Wikimedia Commons
Dernière modification le 20/03/2026.






