Gilgamesh

Issue des mythes mésopotamiens, l’épopée de Gilgamesh est l’équivalent de l’Odyssée d’Homère.

L’être en partie divin qu’était Gilgamesh avait pour mère Ninsun et pour père l’incube Lilu, était le roi de la cité Uruk. Il régnait sur son peuple civilisé tel un tyran, et nul ne rivalisait avec lui au combat. Gilgamesh (prononcé guil-ga-mêch) avait soif de pouvoir, de conquêtes et personne ne semblait pouvoir l’arrêter.

Gilgamesh

Les dieux créèrent alors Enkidou (ou Enkidu), un être sauvage et barbare afin de le vaincre. Enkidou trouva rapidement Gilgamesh et le défia. S’ensuivit un combat titanesque durant lequel aucun des deux combattants n’arrivait à prendre le dessus. Se reconnaissants tous deux de grands guerriers, ils devinrent amis. Comme Gilgamesh envisageait de partir en quête, Enkidou l’accompagna et ensemble, ils partirent afin de devenir des héros et des surhommes.

Leur voyage débuta vers la forêt de cèdres pour y sceller leur amitié en tuant le Humbaba le géant. Avant de partir dans cette quête périlleuse, Gilgamesh demanda à sa mère de faire des sacrifices pour obtenir la faveur des dieux. Arrivés dans la forêt, ils marchèrent des jours et des nuits sans trouver leur adversaire. Ils finirent par abattre un arbre  pour rendre le monstre furieux et le faire sortir. Le dieu Samash les protégea de sa furie en envoyant huit vents et les deux héros purent lui couper la tête.

Quelques temps plus tard, ils arrivèrent à l’ultime ville qui n’était pas encore tombée sous leur puissance. C’était la ville d’Ishtar, la déesse de l’Amour et de la Guerre. Impressionnée par les exploits de Gilgamesh, la déesse voulu en faire son époux mais le héros refusa. Vexée, Ishtar alla demander à Anou de créer un monstre capable de tuer Gilgamesh. Le dieu suprême créa le taureau céleste et l’envoya sur Terre où il commença à faire des milliers de victimes. Mais le plan d’Isthar échoua car Enkidou égorgea le monstre. Isthar fut furieuse et cria malédiction sur les remparts de la cité. Les autres dieux qui étaient irrité du fait qu’Enkidou s’était détourné d’eux en s’associant à Gilgamesh au lieu de le tuer l’écoutèrent. Ils le maudirent et toutes les nuits Enkidou rêva des Enfers, si bien qu’il finit par en dépérir.

Gilgamesh fut profondément troublé par la mort de son ami. Il réalisa qu’il existait toujours un ennemi qu’il ne pourrait jamais vaincre : la mort. Ne voulant pas être terrassé par celle-ci, que cela soit la volonté des dieux ou non, il débuta sa quête de l’immortalité. Il apprit qu’un de ses ancêtres l’avait gagné et se mit en quête de le trouver. La première étape de sa quête fut le mont Mashou, résidence de Samash. Les hommes-scorpions qui gardaient l’accès refusèrent de le laisser passer, mais ils finirent par céder devant son insistance. Gilgamesh rencontra Samash, qui tenta de lui faire comprendre l’inutilité de sa quête. Mais Gilgamesh s’obstina et poursuivit sa quête, ayant tout de même obtenu ses réponses.

Sur son chemin, il croisa Siduri, la cabaretière des dieux, qui lui tint un discours similaire à celui de Samash, mais Gilgamesh poursuivit tout de même sa quête, bien décidé à l’accomplir. Il arriva sur le rivage des Eaux de la Mort, où au-delà se trouvait son ancêtre. Il appela Urshabani le batelier, qui lui refit encore le même sermont que Samash et Siduri, mais Gilgamesh s’entêta encore. Urshabani céda et lui demanda de couper cent vingt perches pour le voyage.

Gilgamesh trouva enfin Utnapishtim son ancêtre, qui avait reçut le secret de l’immortalité des dieux après avoir survécu avec sa femme au Déluge. Mais aux yeux d’Utnapishtim, Gilgamesh n’avait pas l’étoffe d’un héros malgré ses exploits et il ne voulait pas donner le pouvoir de l’immortalité à n’importe qui. Il le mit  au défi en lui demandant de rester éveillé six jours et sept nuits d’affilée, mais Gilgamesh échoua. Cependant, avant qu’il ne reparte, Utnapishtim lui révéla un autre secret : celui de la plante de jouvence. A défaut de devenir immortel, Gilgamesh pourrait néanmoins rajeunir.

Voilà le héros repartant pour une nouvelle quête suivant les indications données par Utnapishtim. Il trouva la plante dans les fonds des mers et décida ensuite de rentrer chez lui. En chemin, il s’arrêta pour se baigner dans un lac ; un serpent lui déroba la plante dans son sac pendant qu’il était dans l’eau. Gilgamesh fut alors privé des bienfaits de la plante et se résigna à la mortalité ainsi qu’au vieillissement de son corps.

La morale (il y en a une) est que les dieux sont toujours les maîtres de l’existence des hommes quelle que soit leur grandeur.

« Deux tiers en lui sont dieu et un tiers est humain ; la forme de son corps, les dieux eux-même la parfirent. »

Gilgamesh, II

 

Références :

Littérature : Épopée de Gilgamesh

BD : Gilgamesh (Bonneval)

Mangas : Fate/stay Night (Studio Deen), Gilgamesh (Murata), Druaga no To (Gonzo)

Jeux vidéo : Final Fantasy (Squaresoft)

 

Liens externes : Le premier héros (CRDP), Héros maîtrisant un lion (Musée du Louvre)