Cité d’Ys ou d’Is

La ville légendaire des contes bretons, la cité d’Ys, disparue sous les flots.

Présentation

Ville issue des contes bretons, la cité d’Ys (ou Is) a connu selon les légendes le même sort que l’Atlantide, en finissant engloutie sous les eaux. Si plusieurs récits existent à son sujet, celui de Charles Guyot de 1926 est le plus complet et servira de référence à tous ceux qui seront rédigés par la suite.

Gradlon et la naissance de Ahès

La légende débute dans les terres barbares du Nord. Le duc Gradlon tomba amoureux de la reine ennemie Malgwen, une sorcière montant Morvarc’h, un cheval magique. Devenant amants, Malgwen aida Gradlon à entrer dans la forteresse pour remporter la bataille. La victoire acquise, les deux amants partirent dans le royaume de Gradlon. Mais Malgwen, tombée enceinte, mourut durant le trajet en accouchant. Gradlon arriva au terme de son voyage, avec sa fille Ahès, parfois appelée Dahut.

Fondation de la cité et christianisme

Aimant Ahès plus que tout, il fondit la cité d’Ys pour elle dans la baie de Douarnenez. C’était une ville extraordinaire entourée de digues pour la protéger des eaux et avec une immense porte, toujours fermée dont seul Gradlon avait la clé. Elle était prospère et les habitants venaient de tout horizons. Les différentes cultures s’y mêlaient et tout le monde y était riche. Elle était dirigée par Gradlon qui veillait à ce que tous les individus soient égaux dans la cité.

Un jour, les moines Corentin et Guénolé arrivèrent dans la cité pour bâtir une église. Gradlon refusa qu’elle se tienne dans la cité pour respecter le principe d’universalité de la ville. Mais il leur permit de l’ériger à l’extérieur ce que les moines acceptèrent, comprenant ses raisons. Tout se passait bien et les deux moines étaient heureux de vivre dans un lieu tel que celui-là. Ils finirent même par devenir amis avec Gradlon qui peu à peu se convertit au christianisme.

Les amants de Ahès

Seulement Ahès profitait pleinement de ce qu’offrait la cité. Belle comme l’était sa mère et lui ressemblant fortement (on dit que Malgwen lui avait donné ses traits avant de mourir), elle choisissait tous les soirs un amant, qu’elle tuait aux première lueurs du jour. Corentin et Guénolé ne cessaient de prévenir Gradlon que le comportement d’Ahès entraînerait la chute de la cité, mais Gradlon refusait de les écouter.

Un soir, Ahès choisit un nouvel amant qu’elle voulait masqué comme toujours. Le matin au moment de le tuer, il enleva son masque et elle découvrit un homme aux cheveux écarlates et d’une beauté qui la fascina. Elle en tomba amoureuse et lui promit corps et âme pour rester avec lui. L’homme lui demanda la clé de la cité, accrochée au cou de Gradlon en échange. La nuit suivante, Ahès entra dans la chambre de son père et lui déroba la clé pendant son sommeil, ignorant qu’elle avait pactisé avec le diable. Puis elle alla à l’entrée de la cité le rejoindre et lui donner la clé. Avec celle-ci il ouvrit la porte et les eaux s’engouffrèrent dans la ville.

La fin de la cité

Gradlon en voyant la cité couler monta sur Morvarc’h avec Guenolé pour s’enfuir. Dans leur fuite, il vit Ahès complètement perdue et décida de la sauver malgré les réticences de Guénolé. Mais les eaux étaient trop fortes et  Morvarc’h n’arrivait pas à avancer avec trois personnes sur son dos. Guénolé insista pour que Gradlon abandonne Ahès et il finit par arriver à le convaincre. Gradlon poussa Ahès et elle tomba dans les flots. Elle fut emportée avec la cité et devint une créature s’apparentant à une sirène. Les deux hommes partirent ensuite dans le sud où Gradlon fonda une nouvelle cité : Quimper.

On raconte que la cité d’Ys dort toujours sous les flots et que les jours de calme on entend le son de ses clochers. Son nom donna celui de la capitale Paris, venant de Par Ys signifiant en breton Pareille à Ys.

Références

Peinture : La fuite du roi Gradlon (E-V.Luminais)

BD : Ys, la légende (J-L.Istin, D.Nenadov)

Jeux vidéo : Ys (Capcom)

 

Liens externes : Ville d’Ys (Bretagne.com), Gradlon Histoire du roi Gralon (Gralon), La légende de la ville d’Ys (Bagadoo)