Dieu du soleil et de l’amitié, Mithra est un des dieux majeurs védiques vénéré par les romains.
Introduction
Divinité originaire de Perse, puis d’Inde, Mithra (souvent alors écrit Mitra) est un dieu qui a traversé les contrées jusqu’à s’exporter dans l’Empire romain. Il y tiendra une grande importance auprès des soldats et des empereurs, jusqu’à donner naissance à son propre culte, le mithraïsme. Son nom signifie en sanskrit traité, pacte, contrat ou alliance.
Origines
Il est mentionné pour la première fois dans l’Avesta, un ouvrage religieux perse du XIVème siècle avant J.-C. Il appartient alors au mazdéisme, dont le dieu majeur est Ahura Mazda. Le culte de Mithra s’exporte ensuite vers l’Inde quand certains fuiront d’Iran la domination musulmane. Ainsi, dans la période védique de l’hindouisme, Mithra partage l’autorité avec Varuna.
Bien qu’il soit donc à l’origine un dieu indo-iranien, le culte de Mithra s’est répandu jusqu’à Rome à partir de 66 avant J.-C selon Plutarque. Il y est devenu très populaire, sa notoriété dépassant même certains dieux greco-romains.

Description
Chez les perses dans l’Avesta, Mithra est décrit comme apportant le soleil levant avec son char tiré par des chevaux blancs. Il porte une cuirasse d’or et possède diverses armes : lance d’argent, arc et flèches d’or, poignard, hache et masse. Ces armes symbolisent son rôle de gardien cosmique et qui veille sur la légitimité de la royauté.
C’est un dieu vigilant, que nul ne peut tromper et sait lire dans le cœur des gens pour connaître leurs véritables intentions. Ce qui lui permet de repousser les ténèbres, dont celles d’Angra Mainyu, étant l’aspect le plus puissant d’Ahura Mazda contre lui. On dit d’ailleurs que le dieu malfaisant fuit à la vue de la masse de Mithra. Elle serait son arme la plus puissante, possédant cent nœuds, cent arrêtes. Cette masse est encore aujourd’hui un symbole tenu par les prêtres zoroastriens.
Fonctions
Alors que Varuna régit l’ordre du monde avec rigidité, imposant des limites et gérant les forces de la nature, Mithra est un dieu lumineux et solaire, qui se veut plus bienveillant. Il est proche des hommes, incarnant l’autorité spirituelle pour les guider, leur servant de médiateur pour apporter la paix. Dans le duo qu’il forme avec Varuna, Mithra a donc la souveraineté juridique. Il protège le juste, punit l’injuste.
Chez les romains, il régit la course des astres (et donc le cycle jour-nuit, ainsi que les saisons), protège les troupeaux et les défenseurs des territoires, soit les soldats. Étant associé au soleil, il en est devenu le dieu en Perse et en Inde.
Culte
La popularité de Mithra se fit assez grande, puisqu’elle s’étendit dans tout l’Empire romain sous le nom de mithraïsme. Si on ne connaît pas exactement ce qui constituait ce culte, faute de texte de référence, on sait qu’il prônait les valeurs d’amitié et de loyauté.
On sait toutefois qu’il était surtout très populaire dans les armées et chez les centurions, ainsi que chez les commerçants. Il était également adulé par certains empereurs, qui voulaient en faire le dieu principal de l’Empire romain. Cependant l’arrivée du Christianisme mit un terme à la montée du mithraïsme, considéré désormais comme païen.
On retrouve des sanctuaires dédiés à Mithra dans toute l’Europe et en Afrique du Nord. On les nomme mithraeum ou mithrée.
Histoire
L’histoire de Mithra se découpe en trois parties peu détaillées. Cela débute par la pétrogenèse, sa naissance au solstice de l’hiver. Une scène où il est représenté tenant une torche et un couteau, qu’il utilisera plus tard pour vaincre un taureau.
Vient ensuite le miracle de l’eau où Mithra décoche une flèche sur un rocher duquel coule ensuite une eau salutaire. On appelle également cette scène Mithra sagittarius.
Reste le transitus, connu aussi sous le nom de la poursuite du taureau. Mithra pour capturer un taureau, le chevauche jusqu’à que l’animal s’épuise. Il l’achève ensuite avec son couteau et le porte sur ses épaules. Une scène que l’on retrouve représentée sur des stèles et qui est importante dans sa symbolique, car dans le mazdéisme le taureau est le premier être vivant créé.
Références
Littérature : Avesta
Liens externes : Découverte d’un sanctuaire en Corse (France Culture), Découverte inattendue à Lucciana (Le point Sciences), Monde romain : le mystérieux culte (National Geographic)
Image : Wikimedia Commons
Dernière modification le 14/05/2025.





