Surnommé l’Empereur Jaune, Huang-Ti est un personnage chinois important dans les sciences.
Introduction
La légende du héros Huang-Ti ou Huangdi (黄帝) est racontée dans le Shiji et le Livre des Han. C’est un personnage majeur fondateur de la civilisation chinoise au destin exceptionnel qui devint empereur. Il est premier de ceux qui seront nommés les cinq empereurs mythiques et le troisième des trois Augustes.
Un empereur exceptionnel qui apporta beaucoup de choses à son pays et qui aurait été même le premier Empereur de Jade.
Description
C’est un empereur qui a su imposer sa marque et asseoir son autorité. Guerrier, il manie la lance, le bouclier et avec des bêtes sauvages dressées, il s’impose à ceux qui ne lui étaient pas soumis. Afin de marquer sa présence et ne pas la faire oublier, il fabriqua un tambour dont le son portait à tout l’empire.

Empereur, scientifique et philosophe
Homme de science, il est le patron de l’alchimie, de la médecine et de la sexualité. On lui doit aussi les Quatre Livres de Huangdi (Huángdì Sìjīng) sur la politique et le militaire. De plus le plus ancien et important ouvrage de médecine, d’auteur inconnu, le Huang Di Nei Jing (黄帝内经) porte son nom. Ses capacités s’étendent aussi à la construction avec des maisons, et à la technique, puisqu’il aurait inventé les chars et les bateaux.
Ainsi il apporta beaucoup à son pays, si bien qu’on le désigne comme le fondateur de la haute antiquité chinoise, une période qui connaissait une grande prospérité.
Histoire
Une naissance céleste
L’histoire de Huang-Ti n’est pas des plus simple, entre mythes, histoires et différentes versions. Sa vie mythique débute par une naissance qui a été aussi miraculeuse que spectaculaire, car sa mère fut fécondée par un éclair venant de la Grande Ourse. Ce qui ne pouvait que préfigurer d’un destin exceptionnel.
D’un point de vue historique on le dit fils de Shaodian (少典) et de Fubao (附宝 / 附寶) du clan Youjiao (有峤) et il a plusieurs femmes et fils.
L’ascension de Huang-Ti et Chiyou
A une époque où la Chine n’existe pas encore comme un territoire unifié à la tête de son clan il mène plusieurs guerres contre d’autres. Son plus grand adversaire est Chiyou (蚩尤) que plusieurs ethnies disent comme leur ancêtre. Chiyou possédant une armée très bien équipée, Huang-Ti inventa un art martial à la fois offensif et défensif pour que ses forces puissent le combattre.
Il est aussi raconté que Chiyou déploya un brouillard épais pour que les troupes de Huang-Ti se perdent et ne trouvent pas sa capitale. Huang-Ti inventa un chariot avec un astucieux mécanisme faisant qu’il se tourne toujours vers le Sud (un peu comme une boussole inversée). Ainsi il trouva son chemin jusqu’à la capitale de Chiyou.
Suite à ses victoires Huang-Ti entreprit son rôle de civilisateur dans lequel il inventa et apporta de nombreuses choses à son peuple. Sa femme principale Luozu (螺祖) y participa également car on dit qu’elle enseigna le tissage de la soie aux femmes.
Le rêve de Huang-Ti
Après trente ans de labeur, Huang-Ti se sentit lassé et fatigué. Il décide alors de se retirer trois mois pour se ressourcer, loin des soucis de sa fonction. Un soir il rêva de Hoa-sucheu, une contrée inaccessible par les moyens terrestres, aériens ou maritimes, ne pouvant être atteinte que par l’âme. Là-bas, seul l‘instinct naturel dirige les choses, sans autorité, sans convoitise. Il y a une forme de neutralité : ni affection pour la vie, ni peur de la mort, ni amitié, ni haine, ni gain, ni perte,… .
C’est ainsi que Huang-Ti découvrit la voie du tao à son réveil et en fit part à ses ministres. Retrouvant un nouvel intérêt, il entreprend alors d’appliquer pendant vingt huit ans le tao à son pays pour toutes les choses. Celui-ci devint encore plus prospère ; la félicité du pays égalant presque celle de Hoa-sucheu.
La fin de Huang-Ti
Après toutes ces réussites Huang-Ti s’envola dans les cieux et devint immortel. Son peuple le pleura alors pendant deux siècles. une autre version dit qu’il procéda au sacrifice impérial sur le mont Tai. Deux dragons jaunes apparurent à sa mort. Sa tombe se trouve au mont Qiao (橋山) se situant dans la province du Guangdong (dans le Sud du pays).
Références
Littérature : Huang Di Nei Jing
Liens externes : Le canon interne de l’Empereur Jaune (UNESCO), L’armée de terre cuite de Qin ne serait pas l’oeuvre d’artistes chinois (National Geographic)
Image : Wikimedia Commons
Dernière modification le 08/05/2025.






