Uriko Hime

FacebookXWhatsAppReddit

Dernière modification le 10/09/2026.

Conte japonais, l’histoire de Uriko Hime est aussi le récit sombre de l’amanojaku, un démon malfaisant.

Introduction

Uriko Hime (うりこひめ) dont le nom vient de uri signifiant melon, ko le suffixe féminin et hime signifiant princesse est un personnage d’un conte japonais populaire. On la trouve également sous les noms de Urikohimeko, Urihime et Urihimeko. Son histoire est connue pour son côté sombre et horrifique.

Uriko Hime

Histoire

La princesse melon

L’histoire de Uriko Hime débute avec un vieux couple qui vivait au pied d’une montagne. Ils s’aimaient profondément et menaient une vie paisible, heureuse. La seule chose qui leur manquait était un enfant, car ils ne parvenaient pas à en avoir un.

Ce couple cultivait des melons et une année un melon de taille hors du commun poussa dans leur potager. Lorsque l’homme fut sur le point de le couper en deux, le melon se fendit et à l’intérieur se trouvait une magnifique fillette.

Ils n’en crurent pas de leurs yeux et ils la nommèrent Uriko Hime.

Le fils de daimyo

Uriko Hime grandit et devint une magnifique jeune femme qui excellait dans le tissage, apprit de sa mère.

Le fils du daimyo apprit son existence et décida de la rencontrer. Il tomba sous son charme et demanda sa main à ses parents, sans même demander l’avis de ses propres parents. D’autant que par sa position il pouvait donner l’ordre de l’épouser, mais son amour était sincère et voulait le faire dans le respect.

Les parents d’Uriko Hime furent d’accord et il fit sa demande à la jeune femme qui accepta.

L’amanojaku

Le mariage fut organisé et cela vint aux oreilles d’un amanojaku, un Yōkai malfaisant des montagnes. Il détestait les fêtes, les histoires d’amour et la joie qu’elles apportaient, au point de vouloir détruire le bonheur des futurs mariés.

La veille du mariage, les parents d’Uriko Hime, pour la première fois la laissèrent seule à la maison pour acheter des accessoires pour son kimono nuptial. Ils l’avertirent de n’ouvrir à personne durant leur absence, car ils connaissaient l’existence de l’amanojaku.

Dès qu’ils furent partis l’amanojaku vint toquer à la porte. Il se présenta comme un employé de ferme qui voulait voir sa beauté avant qu’elle ne parte. Mais Uriko Hime refusa d’ouvrir. Bien qu’il insistât, elle continua de refuser d’ouvrir la porte.

L'amanojaku à la porte d'Uriko Hime

Il lui proposa juste d’entrebâiller la porte pour qu’il voit et la jeune femme tomba dans le piège. À peine la porte fut ouverte d’un doigt qu’il s’y engouffra. Il s’enroula autour d’elle et tenta de prendre contrôle de son esprit. Mais du fait de sa naissance hors du commun, Uriko Hime y résistait malgré elle alors qu’elle était trop bouleversée pour réagir.

Furieux de ne pas pouvoir corrompre son esprit l’amanojaku la tua et la dépeça. Puis il revêtit sa peau pour prendre son apparence.

La tromperie de l’amanojaku

Lorsque les parents d’Uriko Hime revinrent, ils trouvèrent la jeune fille qui dit que rien ne s’était passé durant leur absence. Cependant, ils trouvèrent la voix de la jeune femme étrangement grave et rauque. Elle prétendit avoir chanté tout ce temps et avait cassé sa voix.

Le soir, ses parents trouvèrent également étrange qu’elle ne les aide pas à débarrasser la table et pour la vaisselle, ni qu’elle reste un peu pour parler avant de se coucher. Mais ils se dirent que le mariage le lendemain devait la rendre nerveuse. Ils réalisèrent qu’ils retrouveraient leur solitude quand leur fille serait partie.

Le jour du mariage

Après le petit déjeuner, le palanquin vint chercher la future épouse pour l’emmener au palais. Lorsqu’elle arriva tout le monde fit silence admirant sa beauté. Seul un moineau vint troubler le silence.

Tout le monde regarda l’oiseau perché sur un mandarinier qui se mit à parler. Il demanda si personne n’avait compris que sous l’apparence de la mariée se cachait un démon. Toutes les personnes présentes furent troublées et le moineau, qui était un oiseau que l’esprit d’Uriko Hime avait pris possession, ajouta que ce démon l’avait tuée, prit sa place et que personne ne devait le laisser s’unir avec son futur époux.

Le fils du daimyo regarda sa future femme et remarqua quelque chose de suspect. Il la tira par les cheveux et toute la peau s’effondra dévoilant l’amanojaku. Le démon tenta de s’enfuir, mais les samuraïs du daimyo le bloquèrent et le décapitèrent.

Le démon ne causerait plus de mal, mais les parents d’Uriko Hime et le fils du daimyo furent dévastés de la mort de la jeune femme, dont on ne verrait plus le sourire.

Références

Court métrage : Uriko-hime to Amanojaku (T.Mochinaga, Y.Tanaka)

Images : Gemini

Newsletter

Inscrivez-vous pour ne rien manquer !

Inscrivez-vous pour recevoir votre réduction exclusive, et restez informé de nos derniers produits et offres !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Retour en haut