Ætherna, l’émissaire de l’Au-delà

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Aetherna

Ætherna, l’émissaire de l’Au-delà
de Guilhem Meric

Et si les abeilles étaient un pont entre notre monde et le royaume des morts ?
(Prochaine sortie du roman format papier en 2015 aux éditions J’ai Lu)

Paris, de nos jours. Exilé de sa province natale, Chayton Parx, 24 ans, est devenu aide-soignant pour se consacrer à l’accompagnement de patients en fin de vie.
Un soir, chez le vieil apiculteur dont il s’occupe, une voix mystérieuse s’adresse à lui à travers le bourdonnement des abeilles. Il apprendra bientôt qu’il est doté d’un pouvoir aussi ancien qu’insoupçonné : celui de forcer les portes de l’Au-delà.
Aidé de Juliet, une jeune junkie au tempérament de feu, de son grand-père Ernest, passionné de sciences occultes, et de Gustus, un pittoresque esprit frappeur, Chayton va devoir se confronter à ses propres démons pour savoir de qui émane cette voix si étrangement familière…

On avait commencé à parler du second livre de Guilhem Méric mais je me suis dit que ce serait bien qu’il ait son propre sujet.

Au moment où j’ai su que Guilhem Méric avait écrit et publié un second roman, je me suis dit que forcément, je le lirai. Et c’est ce que j’ai fait, je vais donc vous faire part de mon avis à ce sujet.

J’ai trouvé que le livre peinait à démarrer et les premiers chapitres m’ont paru laborieux. La raison est que, pour moi, l’auteur était empêtré dans un style d’écriture qui ne convenait pas à son roman. Si le vocabulaire riche et élaboré de Myrihandes m’avait séduit dans ce premier ouvrage, j’avais déjà souligné que le style sophistiqué de Méric pouvait parfois être un peu lourd. Et là, clairement, j’ai trouvé ce style trop ampoulé pour ce deuxième roman (contemporain, fantastique, on n’est plus dans de la fantasy) Et d’autant plus que l’auteur lui-même semble vouloir adopter un rythme plus fluide, des tournures moins embellies pour donner du dynamisme au récit.

Et heureusement, Méric parvient à trouver le style et le rythme adéquats après quelques chapitres. A partir de là, malgré quelques lourdeurs qui reviennent de temps en temps, le roman devient intéressant, fluide et agréable à lire. C’est dynamique, ça se lit comme un thriller, il y a du suspens. Et on est vite aspiré par le récit, car on veut en connaître le dénouement. En cela, le pari est réussi, car Méric réussit à nous tenir en haleine jusqu’au bout. J’ai lu le livre en très peu de temps et ça m’a plu.

J’ai juste un bémol sur le personnage de Gustus, volontairement grotesque, mais que je trouve en décalage avec le reste (et j’avais déjà eu la même impression avec Farf, le serviteur de l’héroïne dans Myrihandes). Je suis également beaucoup plus sceptique sur la fin. Personnellement, elle ne m’a pas plu. Sans trop en dévoiler, c’est le genre de fin qui laisse sur sa faim, justement. Le genre de fin qui ne vous laisse pas indifférent, soit vous aimez, soit vous n’aimez pas.

En résumé, c’est un roman qui m’a plu et qui a gardé mon intérêt jusqu’à la fin. Même si le début m’a semblé laborieux, l’auteur réussit à trouver son rythme et son style. J’ai moins accroché qu’à Myrihandes, mais je pense que c’est un livre capable de plaire plus largement, à plus de personnes. C’est aussi un bouquin qui se lit relativement vite (moins de 300 pages) Bref, à lire !

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