Critique : Le royaume des cercueils suspendus (F.Aubry)

Le royaume des cercueils suspendusSecond roman de la collection Epik des Editions Le Rouergue, il est signé Florence Aubry, ayant à son actif une quinzaine de romans jeunesse dont Le garçon talisman chez le même éditeur.

Synopsis :

Depuis que la cérémonie, qui signe le passage vers l’âge adulte, a mis à jour la vraie nature de Huang, le peuple Bââ vit dans l’horreur et la peine de cette révélation. La punition a été exemplaire : le garçon de 17 ans a été le premier vivant à être suspendu à la falaise, sans provisions, près de son cercueil, et chacun attend sa mort lente. Son père a dû quitter le village, sous le poids de la faute et de la culpabilité, et son amie Leï ne sait quels stratagèmes utiliser pour le sauver…Dans l’ombre, deux autres adolescents, rivaux en amour, manigancent leur propre vengeance.

Alors oui, on ne peut qu’être intrigué par ce roman ne serait-ce que par son titre et il se révèle en effet original. Cela commence par le dépaysement, car on se trouve dans un peuple asiatique et on le situera assez vite comme chinois. Personnellement j’ai tilté avec l’évocation au début des Huit Immortels.

L’histoire tourne autour de cinq personnages, les quatre adolescents et le père de Huang. On notera assez vite l’importance donnée à chacun par le choix de point de vue. On suit à chaque chapitre un personnage différent et cela se fait viua la première personne pour Huang et son père, à la troisième pour les autres. Quelque chose que je n’avais que peu vu jusque là, la plupart des livres adoptant que la première personne quand cela ne suit que le personnage principale, la troisième pour les autres. Une fois encore, je ne suis pas trop amateur de la première personne, mais c’est une avis très subjectif. Le livre est bien écrit, très accessible, étant destiné aux adolescents. il se révèle d’ailleurs plutôt court, 152 pages en caractère assez gros, donc il se dévore assez vite.

Pourquoi se dévore-t’il assez vite ? Non pas qu’à cause de sa taille, mais aussi par son contenu. Les informations sont distillées petit à petit de manière à ce qu’on se pose des questions. Que fait Huang dès le premier chapitre dans ce lieu ? Pourquoi ? Suivre les autres personnages aux chapitres ne fait que soulever d’autres questions. Curiosité poussée par la taille du roman qui laisse dire qu’on aura vite les réponses, les pages s’enchaînent. Pourtant si ce livre appartient bien à la fantasy, la magique n’est présente qu’en petite touche, en arrière-plan en quelque sorte. Les relations humaines, surtout à l’adolescence et les changements que cela entraîne par le passage à l’âge adulte sont les plus présents, le tout avec une certaine ambiance comme on aime dans les univers asiatique, avec calme, une certaine poésie et du zen. Car malgré les faits que l’on peut trouver dans ce livre où tout n’est pas rose, c’est une lecture paisible et calme. Si vous recherchez une bande d’orcs fonçant dans le tas en hurlant, alors ce n’est pas du tout le ton du livre.

J’ai pu lire dans certains commentaires sur des sites confrères qu’ils avaient relevé des déséquilibres dans les descriptions ou trop longues ou trop courtes et autres détails pointus sur la Chine même. Pour ma part cela ne m’a pas gêné, car il se lit rapidement (je ne dis pas s’il avait été long). Du coup je conclurai que c’est une lecture sympathique après un gros roman ou cycle. plutôt original on passe un bon moment à le lire, bien qu’il faut l’avouer, ce ne sera pas non plus le grand roman que l’on classera dans ses monuments du genre. Il n’en reste pas moins que c’est un bon livre dont les thèmes parleront à tout le monde et dont on en sort avec des impressions positives ayant passé un bon moment.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *