Critique : Néogicia (F.Fournier)

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Si quatre romans se déroulant dans l’univers de la websérie Noob sont déjà sortis, Néogicia est le premier auto-publié par ses créateurs via leur branche Olydri Editions. Cependant Néogicia est également le premier spinoff de la série qui sera par la suite décliné en film ou websérie ainsi qu’en BD.

Neogicia

Le roman disponible directement chez l’éditeurwww.noob-online.com

Ainsi que dans toutes les libraires.

Synopsis :

Olydri Editions a écrit :Dans un monde dominé par la magie, les néogiciens, une civilisation portée par une puissance nouvelle appelée technologie, ont fondé l’Empire, dont la capitale est Centralis.

Saly Asigar, une jeune olydrienne, entreprend de rejoindre ce peuple. Pour y prétendre, elle doit subir une injection, l’isolant définitivement des flux magiques parcourant le monde d’Olydri. Une telle pratique n’est pas sans risques. Dans l’hypothèse d’une incompatibilité génétique, elle mourrait ou pire encore ! Elle pourrait muter en ce que les scientifiques appellent une aberration.

A l’aube de ce second éveil, la procédure semble prendre une tournure inattendue…

La première question que l’ont peut se poser devant ce roman est si on peut le lire sans connaître l’univers des Noobs et la réponse est oui. Si Néogicia est un spinoff, il fera découvrir un aspect de l’Empire aux connaisseurs, qui feront des liens avec les productions précédents (comme la présence de Saly dans les précédents romans), mais les néophytes pourront le lire de manière totalement détachée. Neogica ne s’arrête pas à cela, puisqu’il se révèle plus SF, mettant en avant la partie technologique de l’Empire plus que la magie. L’univers est plus sombre, plus sérieux aussi, même si l’humour est présent. Détail important, si Noob raconte les aventures de joueurs de MMORPG à travers leur avatar dans le monde d’Olydri, Néogicia est ancré dans le background de l’univers et ses personnages en sont des habitants. ils sont donc du point de vue d’un joueur des personnages non-joueurs. ils n’en sont toutefois pas dénués d’âme. Ce détail n’est absolument pas évoqué dans l’histoire et si on le sait, on l’oublie très vite.

Comme on le disait, l’univers se veut plus sombre, plus sérieux. L’écriture se révèle-t’elle du coup pour un public plus adulte ? Pas forcément. Le style de Fabien Fournier rend la lecture fluide et accessible et Negocia peut être lu à plusieurs niveaux selon l’âge et les intérêts. il échappe donc au fait d’être trop accès pour un public adolescent ou trop adulte. Un bon équilibre, surtout que lors que des phases d’explications technologiques, pouvant très vite devenir complexes et incompréhensible il a su trouver un juste milieu pour que cela fasse très high tech et futuriste mais sans que le lecteur en sorte avec le sentiment que c’est une technologie très poussée mais dont il n’a rien compris.
Pour la narration, le choix de la première personne a été adopté et on suit donc l’aventure à travers les yeux de Saly. Les avis à ce niveau là seront subjectifs, personnellement je n’ai jamais été amateur de cette optique, suite à de mauvaises lecture sous cette forme, car si on arrive pas à bien entrer dans le personnage, l’immersion dans l’histoire peut être diminuée, alors qu’un point de vue à la troisième personne facilite plus cela selon moi. J’étais donc réfractaire au début du livre et je dois avouer avoir été surpris car je n’ai eu aucun problème à suivre l’histoire de ce point de vue, car si les descriptions de l’environnement, des sentiments et pensées de Saly sont assez détaillées, elles ne sont pas poussées au point de devoir trop être dans le personnage. Ce qui facilite donc l’immersion avec la marge d’imagination laissée. Pour résumer, Negocia est très bien écrit, même si on trouve quelques tournures maladroites, celles pour désigner un personnage m’ayant le plus marqué. Si utiliser des éléments de description pour les désigner évite de répéter son prénom, il y en a quelques une trop longues, alors qu’un plus simple aurait suffit. Mais ce ne sont que des broutilles très ponctuelles.

L’histoire enchaîne les bonnes surprises, car si au début elle est très obscure, très sérieuse et nous laisse penser que l’on va suivre le parcours et l’évolution de Saly en tant que neogicienne, des éléments et personnages viennent lui donner des impulsions et d’autres éléments de trame. Certes le parcours de Saly reste l’élément principal étant l’héroïne, mais l’arrivée du personnage de Loreley apporte la touche d’humour. Ce personnage secondaire est d’ailleurs pour ma part le plus charismatique avec le Docteur Loy. Les autres ne manquent pas d’intérêt, ni de caractère, mais on aurait peut-être aimé en voir certains traités plus en profondeur comme Löcke, Milla, Kat. Mais compte tenu de leur présence, il est assez normal que, les principaux, soit Saly, Loreley, Loy, Keynn et Nox Lucans et Brom tiennent plus de place. On peut espérer en apprendre plus sur eux dans les tomes suivants, car après tout leur présence n’est pas anodine et qu’ils font partie du cercle d’amis de Saly.
Pour le reste de l’histoire sans spoiler, si un temps on peut penser que l’on va simplement suivre Saly dans son académie avec quelques péripéties et bien il y a de bonnes surprises qui dynamisent le tout. Surprises qui participent à l’évolution de Saly mais qui du coup rendent l’histoire intéressante et poussent à lire le chapitre suivant compte tenu de la fin du précédent. La fin conclue bien le tome, comme un premier cycle, ouvrant des perspectives sur la suite qui promet de nouvelles aventures pour Saly surtout après les diverses épreuves qu’elle a vécu et les changements que cela a provoqué chez elle. Si on ne finit par sur un coup de théâtre rendant l’attente de la suite intenable, l’envie de découvrir la suite est là. Découvrir la suite du parcours de l’héroïne, savoir s’il v a y avoir des suites des évènements du premier tome car si il est dit que l’affaire est close qui sait…

Conclusion :

Je pense que vous l’aurez compris, lire Néogicia a été un plaisir et je l’ai dévoré. De base la SF m’intéresse moins que la fantasy et Néogicia m’a réconcilié un moment avec elle. Est-ce parce que je connais et apprécie l’univers des Noobs, en soit cela peut jouer sur le fait d’être attiré par le titre. Mais à vrai dire, comme évoqué dans la critique, ce spinoff est suffisamment détaché pour en oublier qu’il s’agit du même univers. Non il m’a simplement plu tout simplement. Le pari de Fabien Fournier est donc réussi, faire un spinoff de Noob pouvant être lu de manière séparée sans connaître l’univers, accessible, plaisant aux amateurs des genres imaginaires. Par l’originalité et la personnalité de l’univers d’Olydri, ce roman est une bonne alternative aux grands titres de la SF, qui nous propose un roman pour les fans par un fan, ce qui après tout est ce que l’on attend, quelque chose qui nous plaise et non seulement quelque chose que l’on veut nous vendre.

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