Critique : Intemporia (C-L.Marguier)

L’éditeur Epik débute sa nouvelle collection dédiée à l’imaginaire avecLe Sceau de la Reine, premier tome d’Intemporia de Claire-Lise Marguier, qui sort le 03/09/2014.

Intemporia

Synopsis : L’histoire se déroule dans un monde médiéval où une prophétie annonce qu’un enfant ayant un tatouage en forme de lune sur le ventre sera l’enfant de l’annonciation, apportant le mal et amené à régner. Afin d’éviter cela, le roi a ordonné que soit tués tous les enfants portant la marqué , amis le véritable est trouvé par un homme qui refuse de le laisser mourir, pensant que les actes font les mauvaises personnes et que le mal ne peut être inné.

Cinquante ans plus tard, cet enfant, une fille nommée, Yélana a tué le roi Arden et asservi son royaume par la force. Après avoir pris sa place sur le trône, sa soif de pouvoir la mène à convoiter l’Aïguaviata, un objet magique aux étranges pouvoirs.Mais un obstacle se dresse sur sa route : la paisible communauté de la Plaine et le dôme magique qui la protège. La reine lance alors un puissant sortilège dont les conséquences sont terribles pour les habitants… Une épidémie mortelle ravage la communauté et bientôt la très jeune épouse de Yoran tombe malade. Le garçon de 16 ans n’a plus le choix : s’il veut la sauver, il va devoir contrecarrer les plans de la reine en se lançant dans une quête dangereuse qui le changera à jamais.l’enfant, une fille est devenue reine et règne en maître sur le royaume après avoir tué le roi Arden.
A ce moment de cette critique, je suis environ à la moitié du livre. Intemporia est une histoire agréable à lire, bien écrite. Le style laisse ouvert à un large public cependant l’histoire et les personnages me laissent penser que si un public jeune sera en mesure de lire, des ados plus âgés et les adultes y trouveront plus leur compte. Dans le fond, ici l’élu n’est pas le héros, mais le personnage mauvais de l’histoire. Le héros se rapproche plus du prince voulant sauver sa princesse en quelque sorte. le destin ne l’a pas choisi, ce n’est qu’une jeune homme voulant sauver sa femme par amour et les siens. Dans sa quête on retrouve des thèmes bien courant, car Yoran est une jeune campagnard, qui part dans un monde dont il ne connait rien, découvrant des choses et des comportements qu’il n’a jamais vu. On retrouve donc le côté initiatique et malgré cet aspect récurrent, on s’attache très vite au personnage par les raisons qui le poussent dans sa quête. Ses raisons étant autre que sauver le monde parce qu’il est l’élu, elles sont plus en un sens plus fortes, plus personnelles et nous parlent plus car elles appartiennent à un thème qui n’est pas propre aux univers imaginaires.

Quant à Yélana, elle a l’aspect de la reine impitoyable, ambitieuse, voulant les gens à ses pieds et les forçant même à le faire, les rabaissant au possible. Elle est cependant plus travaillée psychologiquement qu’un Sauron. Certes elle est l’incarnation du mal, mais un mal humain et sa relation avec son frère (mais pas de sang) est quelque peu particulière si bien qu’il n’y a qu’un pas pour qu’on se demande s’il n’y a pas de l’inceste dans cette histoire.

Le scénario se déroule bien, commençant pas un voile de mystère, la vie insouciante de Yoran, puis la plongée dans le cauchemar, suivi du début de sa quête. une quête donc personnelle mais qui va au-delà du fil des pages car on se rend vite compte que ce que Yoran va entreprendre va l’amener à faire bien plus. le personnage évolue donc au fil des chapitres, ce qui laisse comprendre que dans les tomes suivants il risque de devoir bien plus important qu’il ne voulait. une quête initiale qui risque donc de le dépasser et amener de belles perspectives dans le scénario.

 

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