Mythes contemporains et légendes de notre quotidien (sponsorisé)

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Hérités d’un passé parfois lointain mais bien ancrés dans nos cerveaux, mythes et légendes emplissent notre quotidien, parfois même sans que nous nous en rendions compte. Loin des contes pour enfants et bien plus que de simples histoires surnaturelles issues de récits religieux ou bien de la culture populaire, les mythes ont la peau dure. Faisant souvent fi de la raison ou de la rigueur scientifique, ces croyances collectives perdurent aujourd’hui jusqu’à influencer nos comportements et modes de penser.

Le mythe du chat noir et de la mauvaise augure

Symbole de la mort du temps de l’Égypte ancienne, incarnation du démon et associé à la sorcellerie au Moyen-Âge, le chat noir jouit aujourd’hui encore d’une bien mauvaise réputation et nombreux sont ceux qui, en apercevant un dans la rue, changent de trottoir. Le matou est accusé de porter le mauvais sort, une étiquette qui lui colle à la peau (ou aux poils) depuis toujours ou presque, ce qui lui a valu bien des désagréments. On raconte que bon nombre les chats noirs ont été persécutés ou simplement massacrés au fil des siècles sur l’autel de la superstition. 

Autre symbole associé au malheur, le vendredi 13 a lui aussi rejoint le rang des mythes contemporains les plus célèbres. Et pour cause, le nombre 13 est maudit dans la religion chrétienne. Le treize correspond au nombre des convives qui prirent part à la Cène -le dernier repas du Christ-, avant son arrestation. Parmi eux, le treizième homme était un certain Judas. Jésus lui même fut crucifié un vendredi. Qu’on soit fidèle ou athée, voilà un contenu symbolique suffisamment lourd pour ne pas sortir de chez soi ce jour là !

La dimension symbolique des sports et jeux

Au delà de la simple superstition, le mythe moderne affecte aussi les humains et leurs actions. Et qui mieux que les sportifs, ceux que l’on surnomme les dieux du stade, incarnent de nos jours l’allégorie de la légende vivante ? Parce qu’ils écrivent l’histoire à chaque but marqué ou record battu, les footballeurs sont les gladiateurs du XXIe siècle, les cyclistes sont les géants de la route et les décathloniens accomplissent les travaux d’Hercule. 

Le sport représente un dépassement de soi et les exploits des athlètes nous émeuvent et enthousiasment à un tel point que nous avons tendance à les déifier et les placer au dessus du commun des mortels. Donner à des individus et leurs actes une forte dimension symbolique est pourtant une constante de l’âme humaine.
Chaque jeu possède ses mythes que nous aimons entretenir , comme celui du talent comme une chose innée, presque divine. Ainsi on se représente souvent le joueur d’échecs comme une sorte de génie aux pouvoirs mentaux surnaturels, ou
le joueur de poker comme un stratège-né, au visage impassible. Notre imaginaire collectif prend le dessus, et l’on oublie volontiers que même les meilleurs joueurs ont dû apprendre la stratégie, en travaillant dur et en y consacrant du temps.
Nos consciences se nourrissent de ces croyances qui jouent un rôle essentiel au point de donner parfois du sens à nos vies.

Les croyances populaires sont toujours très fortes aujourd’hui.

Photo par jaefrench, CC0

Mythes et géopolitique

Ernesto Che Guevara

L’effigie d’Ernesto Che Guevara représente pour beaucoup le mythe de la lutte contre l’oppression.

Photo par Wikilmages, CC0

Pour beaucoup, l’effigie du Che Guevara est symbole de bravoure et de résistance contre l’oppression. Qu’ils prennent une forme humaine ou conceptuelle, les mythes et symboles ont été et sont toujours largement utilisés dans les affaires mondiales à des fins politiques et idéologiques. Dirigeants et démagogues de tous bords ont bien compris leur impact psychologique sur les populations et s’en sont servis outrancièrement afin soit de les galvaniser, ou de les dominer. La guerre froide entre les deux blocs capitaliste et communiste en a été un exemple criant, mais la recette est toujours d’actualité. Le mythe patriotique du héros national est ainsi régulièrement remis en avant. Cela a été le cas dernièrement lorsque la Grèce a exigé (et obtenu) de son petit État voisin, la Macédoine, de changer purement et simplement de nom en Macédoine du Nord. En toile de fond de cette querelle identitaire : l’héritage d’Alexandre le Grand, roi de la Macédoine antique et figure légendaire de l’hellénisme.

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