Critique : Even Emael (J-P.Lignot)

Premier livre de Jean-Pierre Lignot, Even Emael est un roman one-shoot, publié aux Editions Persée. L’auteur nous plonge dans un univers imaginaire de fantasy où l’on suit le destin de la jeune Norwen.

Even Emael

Synopsis :

Trois pour le créer,
Trois pour le protéger,
Trois pour le détruire,
Un rêve pour le sauver…

…ce monde ancien, que l’Ombre recouvre peu à peu de son manteau de peur, et que Norwen rêve de découvrir. D’aventures en épopée, elle deviendra la Reine de Lumière et réalisera le destin que des mages lui ont assigné, jusqu’à devoir affronter l’antagonisme de ses hérédités, entre l’absolu du Pouvoir et la quête de l’Harmonie.

Si l’on regarde Even Emael, il n’y a aucun doute sur sa paternité avec le genre fantasy. On y retrouve les thèmes classiques, un héros se retrouvant « élu » face à son destin, une aventure l’amenant à évoluer, le combat entre le bien et le mal, le tout dans un monde où la magie est présente.

Cependant l’auteur les aborde différemment. Le héros, en l’occurrence une héroïne ne se retrouve pas face à son destin de manière classique. Nourrie des récit de Bergala, une magicienne, elle décide de son propre chef de partir à l’aventure, pour découvrir le monde et ses secrets, jusqu’à se retrouver au centre de quelque chose dont elle ne s’attendait pas. L’évolution du personnage est grande, car son destin n’est pas simplement lié à une aventure mais à sa vie. Ainsi on suit l’adolescente devenir femme et mère (entre autre). La confrontation entre le bien et le mal est plus diffuse, on est loin des grandes incarnation du mal avec des figures telles que Sauron ou Voldemort. L’ombre est une menace pesante au loin et le combat n’est pas seulement contre elle mais avec soi également.

Ainsi J-P.Ligot traite les sujets chers au genre sous un autre angle, plus centrée sur des personnages réalistes que manichéens, qu’il traite avec profondeur. Cela s’étend également à l’univers où bien que de fantasy, il n’y a pas de créatures fantastiques, la magie est présente sans être au centre, existante mais rare. Seul le peuple des sylves s’apparentant aux elfes est le plus marquant. Malgré cela on s’attache très vite à cet univers qui ne manque pas de richesse par son histoire et on peut lui trouver un côté exotique avec quelques éléments comme ses pirates.

L’ensemble se lit très bien, c’est très bien écrit, on est vite pris par ce roman qui ne laisse aucun moment de creux. Les scènes de batailles, politiques, de dialogues se succèdent, avec un bon équilibre au niveau des descriptions. Certaines scènes restent marquantes, on pense par exemple à une confrontation verbale entre Norwen et nous dirons pour ne pas spoiler, un homme de l’ombre. Le scénario est très bien ficelé, contenant de nombreux mystères, tous s’élucidant au fil des chapitres, pour amener à une conclusion, achevant bien l’ensemble et démontrant que le récit de ce qui se présente comme une légende est bien et bel bouclée.

Even Emael se révèle donc être une très bonne surprise par sa qualité et son rythme qui font qu’on est vite plongé dans cet univers. Les mystères et le destin de Norwen permettent de garder l’intérêt jusqu’à la fin. Certains regretteront peut-être l’enchaînement de certains événements de manière assez rapide, surtout au début. Mais d’un autre côté cela permet de conserver la dynamique, pour un récit tenant sur un seul tome. Donc en soit ceci n’est pas véritablement un défaut.

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