Fate/Grand Order Camelot : Wandering Agateram

Critique : Fate/Grand Order Camelot : Wandering Agateram

Dernière adaptation animée du jeu mobile Fate/ Grand Order, Camelot Agateram se divise en deux OAV sortis en 2020 et 2021. On la doit aux studios Production I.G. et Signal MD à la productionKei Suezawa à la réalisationUkyô Kodachi au scénario. Les deux volets étant désormais sortis, c’est l’occasion de faire la critique de l’ensemble de cette adaptation.

Fate/Grand Order Camelot : Wandering Agateram

Camelot dans la licence

Avant de commencer il est bon de resituer Camelot pour ceux qui ne connaîtraient pas ou moins la licence. De manière simplifiée, l’histoire de Fate/Grand Order se découpe en arcs, le premier sous-divisé en chapitres (nommées singularités dans le jeu). Camelot est la sixième singularité et précède Babylonia (adaptée auparavant en série animée).

Pour résumer simplement l’histoire, les personnages, membres de l’organisation Chaldea se déplacent de singularité en singularité afin de réparer des bouleversements dans l’histoire, qui n’auraient pas dû se produire.

Synopsis

Nos héros, Fujimaru, Mash et Da Vinci arrivent en 1273 avant J-C à Jérusalem. Toute la contrée n’est plus que désert et de la cité sacrée règne le Lion King, aidé des chevaliers de la Table Ronde. Le Lion King a entrepris de sauver l’humanité au prix de sacrifices et de choix contestables. Face à eux seuls se tiennent le roi Ozymandias et le peuple de la montagne. Sur leur chemin, l’équipe de Chaldea rencontre Bédivere, chevalier de la Table Ronde, qui souhaite remettre son roi dans la bonne direction et réparer ses propres erreurs.

Critique

Autant de suite le dire, si vous souhaitez entrer dans l’univers de Fate, les adaptations du visual novel et du light novel Fate/Zero sont plus appropriées. Camelot : Wandering Agateram appartient à la trame Grand Order qui bien qu’ayant des points communs avec les œuvres originales, est distincte en bien des points. Si vous n’êtes pas familier avec Grand Order, ce Camelot se montre guère plus accessible que Babylonia. La durée ne laisse pas la place aux longues explications sur des aspects spécifiques de l’univers. Déjà, Babylonia avec sa vingtaine d’épisodes avait plus de place pour cela, mais ne s’y attardait pas trop pour laisser l’espace à l’intrigue principale de la singularité. Toutefois on ne nous isole pas totalement du reste de l’arc puisque l’enjeu principal de celui-ci, à savoir la menace de destruction du monde par Salomon est évoquée.

L’histoire se consacre donc à la résolution de cette singularité, mais aussi principalement à Bédivère, avec son histoire, son fardeau, ses doutes. Le chevalier est le fil conducteur de ces OAV. Les thèmes du devoir, de la fidélité, des serments, de la conscience, de la résolution passent à travers lui et ses interactions avec les autres personnages tels que Fujimaru, Mash, Gawain, Hassan,… . D’autres personnages apportent leur discours à ces sujets au cœur de l’anime, comme Ozymandias, Mordred, Lancelot. Chacun d’entre eux a sa vision différente des choses. Même au sein du camp de la cité sacrée, entre les chevaliers de la Table Ronde, la vision diffère également. Les raisons qui les poussent à rester fidèles à leur roi sont différentes ou nuancées, mais tous approuvent ses choix. Une grande part du fond de l’histoire va donc reposer sur la confrontation de ces idées.

Mais la confrontation d’idées dans un tel contexte amène aussi à des combats. Comme la licence nous a toujours servi, les combats sont dynamiques, parfois spectaculaires. Avec des chevaliers de la Table Ronde, on ne peut sentir qu’un parfum d’épique et la variété est de mise compte tenu des combattants, différents dans leurs styles, avec des chevaliers à l’épée, Mash et son bouclier, les hassans avec leurs dagues, Sanzang et son style “boudhiste”, Tristan l’archer,… . On regrettera cependant parfois l’absence ou le manque de musique nous entraînant dans ces combats, là où la licence et ses autres adaptations animées nous ont toujours servi de grandes bande sons. De plus, parfois, l’animation est en retrait dans quelques séquences. La fin également peut tirer quelques regrets pour ceux ayant fait le jeu. Si les combats s’enchainent avec force et violence, on a pas de véritable confrontation contre le boss final comme le jeu l’offre. Mais d’un autre côté, le combat final entre le Lion King et Bédivère est avant tout moral plus que par les armes.

Conclusion

Avec son histoire qui aborde avec profondeur différents thèmes et son catalogue de personnages, ce Fate/Grand Order Camelot : Wandering Agateram aurait mérité certainement d’avoir plus de temps, en format série (même avec seulement une dizaine d’épisodes s’il y avait volonté de faire plus court que Babylonia) ou découpé en trois parties. D’autant que bon nombre de petites séquences apportant un plus, un peu d’humour, ne sont pas présentes et que des raccourcis ont dû être faits pour s’adapter à la durée choisie. Il n’en reste pas moins un bon anime en deux volets, qui pourra être apprécié de tous, mais ravira surtout les fans de voir des personnages qui les ont marqué dans le jeu à l’écran.

Dernière modification le 06/01/2022 par Ervael

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