La mythologie au cinéma

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Mythologie au cinéma

La mythologie a depuis longtemps était une source inspiration pour le cinéma, surtout durant la période des grands péplums, tant elle apporte d’histoires qui parlent à tout le monde. Cependant, quand on regarde de plus près comment sont construits ces films et des éléments qu’ils utilisent, on peut parfois hausser un sourcil, notamment les personnes ayant quelques connaissances en la matière, qui en relèveront les erreurs.

Le Fossoyeur de Films en a d’ailleurs fait une vidéo qui introduit très bien le sujet :

Comme il le dit, la mythologie est complexe, parfois se contredit dans différentes versions et derrière le cinéma vient ensuite ajouter ses propres erreurs. On imagine bien que les scénaristes ont fait des recherches, cependant on peut se demander pourquoi avoir procédés à ses changements.

La vision du grand public

La raison est souvent pour que les choses coïncident avec les idées que le grand public, l’image de ce qu’ils se font, leurs à priori. Ainsi dans le remake du Choc des Titans et sa suite, un dieu réputé pour sa neutralité et son sens sens de la justice qu’est Hadès dans la mythologie grecque, devient quelqu’un aux mauvaises intentions. Simplement parce que étant dieu des Enfers, il a cette image de dieu sombre, d’un royaume obscur. Ce que l’on peut relier aussi à la confusion souvent faite avec les Enfers des mythes grecs qui sont différents des Enfers au sens donné par le christianisme.

En plus d’un changement au niveau d’un mythe, on trouve également les erreurs dans des œuvres reposant sur des mythes. Ainsi dans Percy Jackson, si le héros est fils de Poséidon, il n’y a rien en soit d’improbable, le dieu marin ayant eu de nombreuses liaisons et enfants. Cependant, le héros est accompagné de la fille….d’Athéna. Quiconque connaît un peu la déesse ne peut qu’être des plus perplexes, car Athéna est connue pour avoir demandé et obtenu la virginité éternelle de Zeus. Une déesse restant pure, qui incarne la sagesse. D’un point de vue mythologique, Athéna n’a donc jamais eu et n’aurait jamais eu d’enfants, là où une Aphrodite déesse de l’amour ou Héra déesse du mariage en ont eu. Cependant pour les besoins du films, une fille d’Athéna par les valeurs qu’incarne la déesse était plus adaptée pour l’image que s’en ferait le public.

La mythologie revisitée et la culture

On peut aussi citer les films revisitant la mythologie tels que Gods fo Egypt de Alex Proyas (se basant sur la guerre entre Horus et Seth), Les Immortels de Tarsem Singh (mettant en scène Thésée) ou le Beowulf avec Christophe Lambert qui prennent beaucoup de liberté avec leurs mythes originaux. Une reprise au point que l’œuvre n’a plus rien à voir avec le mythe original, pour une production, qui souvent n’a pas le succès escompté.

On peut donc dans un sens comprendre les raisons poussant producteurs et scénaristes à chambouler certaines références de leurs films. Cela leur permet de donner plus facilement l’image qu’ils souhaitent à un élément, un personnage et non créer de confusion ou de proposer une histoire avec des références et des noms qui parlent, même de loin au public. Cependant, on peut regretter que ces décisions, confortent des personnes dans leurs à priori et les erreurs qu’ils ont en tête ou les les leur inculque (aux plus jeunes par exemple), au lieu de leur apprendre et rétablir la vérité. Le cinéma est une industrie de la culture et il n’y a pas besoin de vous l’apprendre, les films portent en eux des valeurs et selon les thèmes qu’ils abordent peuvent faire découvrir des choses (encore plus dans les films sur des histoires vraies ou des thèmes très réalistes).

On peut donc regretter que des œuvres adaptant des mythes et des légendes ne les transposent pas tels qu’ils sont, car après tout, chaque récit et complet. Il y a l’histoire, les thèmes, les valeurs, les personnages. Il n’y a qu’à transposer pour faire un long métrage à la fois de grand spectacle mais qui se veut fidèle sur ses références et dont les spectateurs ressortent après visionnage avec quelques connaissances (non-erronées en plus). On voit bien qui plus est, que dans les cas des mythes totalement revisités ou servant de prétexte, que généralement le public n’y adhère guère, acceptant plus des œuvres certes peu fidèles, mais se basant plus sur le socle original des mythes dont une partie leur ait connue.

Quelques nuances et conclusion

Cependant, le tableau n’est pas forcément des plus obscurs. Ce type de production peut amener certaines personnes à plus s’intéresser aux mythologies et donc les amener en lire les récits. Découvrant donc les versions originales. Elles peuvent donc être un point d’entrée dans le domaine, bien que n’étant pas fidèles. De plus certaines œuvres ne s’en tirent pas trop mal comme le Troie de Wolfgang Petersen.

Pourtant, on peut se dire que si ces œuvres se faisaient fidèles, elles pourraient plus s’élever car reconnues de ce fait par les spécialistes, amateurs et connaisseurs de mythologies. Qui plus est on peut se poser la question suivante : si les éléments erronés étaient changés, la fidélité primant sur une adaptation aux à priori et images du public, est-ce que le public jugerait certains films moins bons ?

Vous pouvez nous le dire ou apporter votre avis au sujet dans les commentaires, d’autant que si nous avons surtout parlé du cinéma, le sujet s’applique aussi à l’animation, aux téléfilms et séries tv ou mythologies et légendes sont souvent utilisées également.

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