Critique : Olympe (Cindy Lucas)

Sorti le 25 novembre 2016Olympe de Cindy Lucas est une des premières sorties de la nouvelle collection Dream,  axée sur l’imaginaire de l’éditeur Nisha.

Cindy Lucas est une diplômée en lettres, passionnée d’écriture et de mythologies. C’est ainsi donc qu’on lui doit le premier tome de cette saga, qui comme vous l’aurez deviné au titre met en scène des dieux grecs.

Olympe de Cindy Lucas

 

Synopsis :

Je m’appelle June. Je vis à San Francisco et la rue est mon royaume… Avant, j’avais une autre vie. Une vie de luxe et de pouvoir. Une vie maudite, remplie de sacrifices et de souffrances. Mes sujets me vénéraient et me craignaient. Ils m’appelaient Héra, souveraine de l’Olympe. C’était un autre temps, avant que nous offensions les êtres suprêmes, avant notre punition.

 

Quinze dieux condamnés à vivre dans votre monde. Il sera notre purgatoire…Séparés les uns des autres, certains d’entre nous guettent dans l’ombre. Ils ont toujours soif de pouvoir. Ils n’ont qu’une obsession : briser la malédiction. Et retrouver leur statut de divinité… Moi ? Je ne pense qu’à cette seconde chance que les Suprêmes m’ont donnée. L’occasion pour moi de tout recommencer. L’occasion pour moi de fuir Zeus, mon mari avide et manipulateur. Et si le destin le permet, retrouver Hadès avant qu’il ne soit trop tard…

Autant commencer par cela, Olympe s’adresse avant tout à un public féminin. Ne vous attendez pas à des récits épiques dignes de l’Illiade, le roman est avant tout axé sur les personnages et leur relationnel. On y suit principalement June, dans son passé et dans sa nouvelle vie, toutes ponctuées d’aventures. Il y a une place importante au sentiments de June que cela soit dans les passages de son ancienne ou sa nouvelle. On y découvre l’évolution du personnage, dans son attitude et son langage (de même chez les autres dieux), mais aussi sa déchéance, même si elle l’a accepté, quand d’autres dieux eux cherchent à retrouver leur gloire passée. On trouve beaucoup d’ambiguïté chez beaucoup de personnages, surtout Zack (alias Zeus) qui est l’autre personnage que l’on suit le plus, car ceux que l’on pensait bons peuvent se présenter mauvais ou inversement. A vrai dire chacun a son point de vue sur la situation et certains ont évolué en conséquence. Point positif, l’auteur leur donne à tous beaucoup de profondeur et une Aphrodite n’est pas dans le stéréotype qu’on lui donne souvent, de femme sublime mais peu intelligente.

Les lecteurs ne devront cependant pas être des grands amateurs de mythologie grecque ou n’étant pas à cheval  sur celle-ci. Si l’idée d’une déchéance des dieux grecs est très intéressante, beaucoup d’éléments s’éloignent de ce que l’on connait des mythes. Une Héra incarnation du mariage et de la fidélité qui s’éloigne de son mari, un Poséidon présenté en grand sage, une Perséphone qui se voit attribuer les profondeurs, des romances et liens dans le passé imaginés. Quelques coquilles et/ou libertés de l’auteurs ponctuent le roman, parfois sans importance, parfois appuyant cette histoire alternative ou futur des dieux imaginé. On peut toutefois aborder les choses en se disant que si les personnages peuvent se montrer différents, c’est le résultat de leur déchéance et donc une évolution ou qu’il y a une différence entre mythe et réalité. June le mentionne d’ailleurs à propos de Zeus, disant qu’il est bien différent de ce qui a été écrit. Ce qui est habile de la part de l’auteur, puisqu’ainsi elle se donne plus de liberté sur ce qui s’est passé avant et comment son ses personnages. Ainsi certains comme Hermès se montrent très proches de leur version mythologique et on peut changer, d’autres comme June on plus changer.

Ainsi Olympe est un bon roman qui trouvera son public en quête d’histoire de ce genre et d’univers. L’ensemble est très bien écrit et détaillé, c’est agréable à lire et la plupart des lecteurs passeront un agréable moment. Lecteurs qui pourront se diviser en deux catégories puisque le roman est disponible en deux versions, l’une étant plus érotique pour les scènes d’amour. Cependant il ne faut pas l’aborder comme une suite directe des mythes. Olympe est à la fois une version alternative de la mythologie grecque et sa suite imaginée. L’aborder comme s’appuyant fidèlement au mythe de base et proposant une suite dans cette lignée, reviendrait à passer à côté. Ce qui peut être dommage car on peut passer un bon moment à lire ce roman et en attendre la suite.

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